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samedi, mai 28, 2022

Clément Beaune appelle la Pologne à « tenir la frontière » face à la Biélorussie

Depuis une semaine, des centaines de migrants se retrouvent massés à la frontière polonaise, dans l’espoir de rejoindre l’Europe. Une nouvelle crise diplomatique entre la Biélorussie et l’Union européenne, qui elle, y voit une tentative de déstabilisation et de division. Invité de Romain Desarbres sur Europe Midi, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, a affirmé la position de la France dans ce conflit.

Ne pas céder au chantage

Le président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko « instrumentalise et organise des flux migratoires vers la frontière de ces trois pays européens en faisant pression », a affirmé le secrétaire d’État aux Affaires européennes. « Il faut tenir la frontière », a-t-il clamé. Si « certains parlent de guerre hybride pour déstabiliser et diviser l’Union européenne par le régime du président Alexandre Loukachenko », Clément Beaune assure qu’il s’agit d’une « attaque organisée ». « Il faut de la solidarité européenne, incontestablement, nous sommes prêts à la porter et nous la portons depuis cet été », a-t-il expliqué au micro d’Europe 1.

Le rapatriement des migrants avec l’aide de l’ONU

« Le signal ne doit pas être celui de l’ouverture de la frontière, non pas par manque d’humanité, nous défendons toujours le droit d’asile, mais cela encouragerait Loukachenko à continuer cette pression », a-t-il souligné. Clément Beaune a confié travailler avec Charles Michel, le président du Conseil européen, et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour « organiser un certain nombre de retours par la voie de l’ONU soit depuis la Biélorussie soit depuis les zones frontières ».

La France prête à aider la Pologne

Comme avec la Lituanie, la France, avec l’aide de l’Union européenne, se dit prête à apporter un soutien humanitaire et matériel à la Pologne. « Nous avons livré par exemple 1.500 lits, des rations de nourriture, des kits d’hygiène, des tapis de sol aux Lituaniens qui ont fait la demande », a-t-il rapporté. « Nous sommes prêts à le faire à l’égard des Polonais. »

Le secrétaire d’État prévient une nouvelle fois : « Le message doit être très clair : la frontière de l’Europe, ce n’est pas Loukachenko qui décide de l’ouvrir. »

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