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samedi, mai 28, 2022

La COP26 réclame la réduction du charbon et une accélération des objectifs climat

Un nouveau projet de déclaration finale de la conférence de Glasgow sur le climat appelle samedi à « accélérer les efforts » vers la sortie du charbon et le rythme des engagements des pays pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le texte mis en ligne par la présidence britannique de la COP26 ne fait par contre aucune mention d’un mécanisme spécifique pour compenser les « pertes et préjudices » déjà subis par les pays les plus pauvres et exposés aux effets du réchauffement, une de leurs revendications fortes et un des points très controversés des négociations.

Des négociations laborieuses

Le texte proposé par la présidence britannique après de laborieuses négociations, reprend sans changement l’appel aux États membres à relever leurs engagements de réduction d’émissions plus régulièrement que prévu dans l’accord de Paris, et ce dès 2022, mais avec la possibilité d’aménagements pour « circonstances nationales particulières ». Ce dernier point avait provoqué des critiques des ONG sur la réelle ambition des pays à limiter la hausse des températures.

La mention inédite des énergies fossiles, principales responsables du réchauffement de la planète et qui ne sont même pas mentionnées dans l’accord de Paris, est préservée dans ce nouveau texte, troisième version du projet de déclaration. Mais elle est à nouveau un peu moins impérieuse que la précédente, puisqu’elle appelle cette fois les pays membres à « accélérer les efforts vers la sortie de l’énergie au charbon sans système de capture (de CO2) et des subventions inefficaces aux énergies fossiles ».

Les termes accélérer « les efforts vers » ne figuraient pas dans la précédente version, qui avait déjà atténué la formulation par rapport à la première, qui ne mentionnait pas les « système de capture », technologie encore peu rodée, et ne précisait pas « inefficaces » concernant les financements aux énergies fossiles.

Le texte n’a en revanche pas évolué sur l’enveloppe financière destinée à aider les pays les plus pauvres à réduire leurs émissions et à se préparer à affronter les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique, qui était au cœur des tensions dans les négociations. Les pays en développement avaient notamment mis sur la table une proposition pour créer un mécanisme spécifique de prise en compte des « pertes et préjudices », c’est-à-dire les dommages déjà causés par les impacts ravageurs des tempêtes, sécheresses et canicules qui se multiplient. Mais les États-Unis notamment s’opposaient à une telle prise en compte spécifique. 

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