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dimanche, juin 26, 2022

une campagne pour sensibiliser aux sangs rares des population

Pour la première fois, l’établissement français du sang (EFS) organise une semaine de sensibilisation aux sangs rares que l’on retrouve souvent dans les populations afro-caribéennes. L’exemple a été donné par un don de Maël Disa, délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer.

« Nous avons besoin de produit sanguin rare et de sensibiliser les donneurs potentiels qui se situent principalement dans les populations ultramarines », appelle le président de l’établissement français du sang (EFS) François Toujas.

À l’occasion de la première semaine de sensibilisation aux sangs rares, le délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et la visibilité des Outre-mer Maël Disa a fait le déplacement jusqu’à l’EFS de Créteil pour donner son sang et apporter son soutien à la cause. Accompagné par François Toujas, le délégué ultramarin a rencontré es associations investies dans la sensibilisation au dépistage des maladies génétiques et au sang rare.

Maël Disa, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer et la visibilité des outre-mer donne son sang.

©Inès Apetovi

Alors que nous connaissons les groupes sanguins A, B, O ou AB, accompagnés des rhésus + ou – , nous sommes beaucoup moins familiers avec les sangs rares. Ils seraient présents dans les organismes de 700 000 personnes en France et sont précieux et utiles pour lutter contre des maladies génétiques comme la drépanocytose.

L’EFS estime qu’il existe 250 groupes sanguins rares en France. Cette diversité de sang varie en fonction de nos gènes, de notre histoire et de nos ancêtres.

« C’est un enjeu de diversité ethnique. Les sangs rares sont plus nombreux dans les populations africaines et des outre-mer, car le métissage, le brassage des populations et donc la diversité génétique est plus importante », détaille François Toujas. 

Il faut que la diversité des malades corresponde à la diversité de donneurs

François Toujas

La drépanocytose, première maladie génétique en France et dans le monde, est en première ligne. Même si l’espérance de vie des drépanocytaires augmente et que l’amélioration de la prise en charge est « encourageante » selon le président de l’EFS, cette pathologie reste une « maladie invisible » rappelle Odile Sainte-Rose de l’association APIPD.

L’APIPD sensibilise les jeunes publics au don du sang et au dépistage de la maladie. L’association met en œuvre des actions en Outre-mer pour rendre visible la drépanocytose, mais aussi dans l’Hexagone avec le Drépaction qui aura lieu le 26 novembre prochain.

Pour le délégué interministériel Maël Disa, c’est un « engagement citoyen et utile » de donner son sang. Il a salué la semaine des sangs rares comme une « initiative excellente ». « On sera un relais pour porter le message » a-t-il ajouté.

Il faudrait atteindre 10 000 dons par jour pour pallier les besoins en sang en France.

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