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dimanche, juin 26, 2022

Née par PMA, elle soupçonne un gynécologue d’avoir fourni son propre sperme

“En colère”, la trentenaire issue de la PMA a appris la nouvelle après deux ans de recherches incessantes.

Grande surprise à la vue des résultats ADN. Sous les caméras de BFMTV, Marjorie Mendes alors âgée de 35 ans, dévoile que le gynécologue de sa mère pourrait être son père biologique. Une découverte troublante pour la jeune femme issue de la PMA.

En 1986, cette dernière naît par Procréation Médicalement Assistée (PMA). N’ayant jamais connu son père, elle se met à effectuer des recherches sur ses origines afin de retrouver son potentiel géniteur. Sauf qu’une surprise l’attendait à la réception de ses résultats ADN… Une étroite correspondance avec le gynécologue, qui a procédé à l’insémination de sa mère, a été notifié sur le rapport. Le gros hic dans l’histoire ? Sa mère n’en a jamais été informée. “C’est une origine qui est peu courante, donc tout de suite ça a fait tilt. Sauf qu’on n’y croit pas, on pense à autre chose, une coïncidence” raconte Marjorie à la chaîne d’information continue.

Pour vérifier si cela était bien probable, elle a contacté des membres de la famille du gynécologue sur les réseaux sociaux. Elle y découvrira plus tard que son ADN “matche” avec 7 personnes de la famille du médecin. “On est en colère parce qu’il a fait cela sans se poser de questions, c’est quelqu’un qui a accouché ma mère, qui m’a tenue dans ses bras alors qu’il savait bien” poursuit-elle. Pour sa part, le praticien en question a nié totalement avoir utiliser son sperme lors de la PMA de la mère de Marjorie et “évoque un cousin“.

Une victime parmi tant d’autres

Ce ne serait pas la première fois que ce genre de situation se produit en France, selon l’association PMAnonyme, relayé par Franceinfo. En effet, trois gynécologues français (dont deux décédés à l’heure actuelle) sont soupçonnés d’avoir utiliser leur propre semence pour inséminer leurs patientes. Le Conseil national de l’Ordre des médecins en a été informé récemment. Néanmoins, cela pourrait poser problème par la suite, notamment des risques de “consanguinité” comme le rappelle Clément Roussial, le vice-président de l’association.

À lire aussi : La France légalise définitivement la PMA pour toutes les femmes

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