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mercredi, juin 29, 2022

Condamné pour le meurtre de deux militaires en Guyane, le Brésilien Manoelz

Incarcéré depuis 2012, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2016 pour le meurtre de deux gendarmes, Manoel Moura Barbosa, connu sous le nom de «Manoelzinho» est décédé le 1er janvier. La mort serait due à des complications de symptômes pseudo-grippaux.

Isabel Lerouge

Publié le 3 janvier 2022 à 12h01,

mis à jour le 3 janvier 2022 à 12h06

Le 1er janvier, le détenu Manoel Moura Ferreira, dit « Manoelzinho » est décédé aux urgences de l’hôpital de Macapá. Il était incarcéré depuis 2012 au Brésil pour la mort de deux militaires des Forces armées françaises et tentative d’assassinat de 22 autres policiers en Guyane dans le cadre d’actions de lutte contre l’orpaillage illégal.

Manoelzinho a été admis aux urgences vendredi. Il présentait des symptômes pseudo-grippaux et une détresse respiratoire. La cause du décès n’a pas été divulguée par l’Institut d’administration pénitentiaire, mais son avocat a confirmé le décès des suites de la maladie.

La perpétuité pour Manuelzinho

Jugé par contumace, « Manoelzinho » avait été condamné à la perpétuité en octobre 2016 par la cour d’assises de Fort-de-France, pour les meurtres de deux militaires à Maripasoula en 2012.

Trois complices avait écopé de peines allant de 18 à 30 ans de prison.

Manoel Moura Ferreira, « Manoelzinho », et Ronaldo Silva Lima, « Brabo », ont tué, le 27 juin 2012  Sébastien Pissot et Stéphane Moralia, deux gendarmes.

Les deux policiers français ont été abattus alors qu’ils descendaient en rappel d’un hélicoptère dans une zone d’exploitation aurifère illégale de la région de Dorlin, dans le sud-ouest de la Guyane.

Près d’un mois après la mort des policiers, les deux suspects ont été capturés par le Bataillon des opérations spéciales de la police (BOPE) du Brésil dans un hôtel de Macapá.

Le ministère public fédéral de l’Amapá avait déposé une action pénale contre les deux hommes en 2015. La plainte résultait d’une enquête menée par le ministère public français. Emprisonné, Manoel Moura Ferreira était toujours dans l’attente de son procès au Brésil.

Souces : Globo/Rede Amazônica               

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