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vendredi, janvier 28, 2022

Omicron : Y-a-t-il une décorrélation entre les contaminations et les hospitalisations ?

Alors que l’on observe un taux d’hospitalisation assez faible malgré la vague Omicron, la DREES publie pour la première fois un rapport expliquant le phénomène.

Si la cinquième vague explose des records de cas, elle ne fait pas autant de dégâts que ces prédécesseurs au niveau des hospitalisations. En effet, selon un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publié ce vendredi, 88% des tests positifs réalisés entre le 3 et 9 janvier 2022 sont liés au variant Omicron. Pour cause, son extrême contagiosité est le facteur principal. Néanmoins, il s’avère qu’Omicron représente seulement 31% des admissions en soins critiques cette même semaine. Des chiffres qui confirment la réduction de risques de formes graves pour les personnes infectées par ce nouveau variant, en comparaison avec ceux qui le sont par le variant Delta.

Peut-on vraiment parler d’une décorrélation ? À la vue des données communiquées, il semblerait que oui. Jusqu’à aujourd’hui, le nombre de contaminations et le nombre d’hospitalisations des précédentes vagues de Covid étaient étroitement liés. Plus il y avait de cas, plus il y avait de personnes dans les hôpitaux. Mais cette fois-ci, la tendance a l’air de s’inverser pour cette cinquième vague, ce qui rassure les scientifiques.

Moins de personnes vaccinées avec leur dose de rappel à l’hôpital

Les dernières données de la DREES montrent qu’une vaccination partielle (1/2 doses) ou complète (2/2 doses, ou 1/1 pour ceux primo-infectés) protège moins contre l’admission à l’hôpital qu’avant.

La dose de rappel permet de réduire considérablement le risque d’admission. pic.twitter.com/Dv6B2SxlJO

— GRZ (@GuillaumeRozier) January 14, 2022

D’après les derniers chiffres en date divulgués par Guillaume Rozier (fondateur de CovidTracker) et la DREES, la majorité des admis à l’hôpital sont encore des non-vaccinés. Les primo-vaccinés, eux, se situent à la deuxième place, suivi de près par ceux ayant bénéficié d’une vaccination complète (2 doses). Tandis que le taux le plus faible revient aux personnes ayant eu le droit à leur dose de rappel. “Le rappel permet de réduire considérablement le risque d’admission“, en déduit alors le data scientist.

À lire aussi : C’est quoi “Deltacron”, ce nouveau “variant” croisé entre Delta et Omicron ?

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