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dimanche, septembre 25, 2022

Ville de Bezons -Mobilisés pour défendre le logement social

Un slogan : « HLM en danger, on ne lâche rien ». AB-Habitat mène la fronde dans le Val-d’Oise contre la loi ELAN (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) du 23 novembre 2018, attaque en règle contre le logement social. Principale disposition visée : cette réduction du loyer de solidarité (RLS), responsable d’une baisse de ressources certaine. « Environ 4 millions d’euros par an », estime Dominique Lesparre. Cela signifie moins de constructions et de réhabilitations nécessaires.
Premières victimes de ce désengagement de l’État : les demandeurs de logements sociaux ; plus de 10 000, entre les deux villes. « De plus en plus de demandes présentées ne pourront pas être satisfaites », prévient Dominique Lesparre. Plus de 2000 demandeurs de logements sont recensées à Bezons pour un peu moins de 300 attributions par an. Autre victime collatérale : le monde du bâtiment et ses emplois induits.

Une victoire sur la TVA réduite pour les logements très sociaux

Dans ce contexte, la Fédération des coopératives HLM, dont fait partie AB-H, ferraille. Elle mène la bataille au sein du mouvement HLM, alias Union sociale de l’habitat (l’USH), aux côtés des autres acteurs du logement social, les Entreprises sociales de l’habitat (ESH) et les offices publics de l’habitat (OPH). « La mobilisation engagée depuis plus d’un an aboutit à des résultats et des perspectives », souligne Marie-Noëlle Lienemann. L’USH a ainsi obtenu un retour de la TVA à coût réduit (5,5% contre les 10 % de la loi) pour les logements très sociaux (PLAI et une partie du PLUS). « Nous allons nous battre pour qu’elle soit restaurée sur l’ensemble des catégories de logements sociaux. Nous ne lâcherons rien sur la bataille du RLS. Pour nous, il est inacceptable, martèle Marie-Noëlle Lienemann, de la même manière que de faire peser la suppression des APL (aides pour le logement) sur les locataires. »

Des actions à venir avec les locataires

Des actions d’ampleur, via les amicales, entre autres, sont en préparation pour mobiliser les locataires, dans les prochains mois, afin de continuer à créer le rapport de force. Au-delà des locataires, une grande partie des habitants est concernée : 80 % de la population française est en effet éligible à un logement social ou intermédiaire.