16 C
Paris
dimanche, septembre 25, 2022

Agnielle Artheron, la tranquillité publique en mission

Portrait publié dans le Bezons Infos n°421 de février 2021 (page 14).

« Je n’aime pas l’injustice. Le respect du droit doit primer sur la loi du plus fort. J’ai toujours voulu aider les autres et protéger les personnes les plus vulnérables. »

En même temps que le concours d’entrée dans la gendarmerie nationale dans laquelle elle débuta, Agnielle Artheron avait réussi celui d’assistante sociale. Le goût pour la sécurité publique l’a emporté. Elle y est au service de ses concitoyens depuis 2002. La nouvelle directrice de la tranquillité publique de la Ville n’est pas femme à brandir son curriculum vitae. Il faut insister pour qu’Agnielle Artheron confie qu’elle est sortie major de sa formation initiale de gardien de police municipale. Elle fut, en 2007, la plus jeune dans sa promotion de cheffe de service de police municipale. Anecdotique ? À ses yeux, presque ! « Beaucoup de policières sont des femmes de terrain remarquables. Mais ce qui compte avant tout, c’est l’attitude et l’envie d’être au service de la population. La tranquillité publique est à la fois une forte attente des habitants et un service public qui leur est dû. »

Des dossiers-clés à gérer

Pourquoi avoir choisi, à 40 ans, de quitter la direction d’une importante police municipale francilienne (une grande ville populaire de Seine-Saint-Denis) pour venir à Bezons ? « J’aime construire et pas simplement gérer. La maire veut créer une police municipale solide. Ici, les gens n’ont pas encore eu la chance de l’avoir, tout simplement car elle est encore en construction. J’ai à cœur d’en démontrer l’efficacité. » Agnielle Artheron supervisera donc l’action de la police municipale (policiers municipaux, agents de surveillance de la voie publique, brigade de l’environnement, médiateurs des squares et parcs mais pas seulement. Elle aura aussi d’autres dossiers à gérer comme l’extension de la vidéo-protection.

La tranquillité publique, en effet, est un ensemble. Au chapitre prévention, le CSLPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) tiendra une place de choix. Comment incarner la tranquillité publique ? « En étant présents au quotidien, visibles, à l’écoute. Mais aussi en étant capables de prévenir, de dissuader et d’intervenir dans les situations de conflits et de troubles à l’ordre public. » Son ambition est-elle de diriger une police nationale bis ? « Ce serait une erreur. On s’éloignerait de la population. La police de proximité, c’est la police municipale, parce qu’elle est constamment sur le même territoire que les habitants. On doit pouvoir compter sur elle y compris quand ça va mal, dans les situations difficiles. » Ce que veut cette amatrice de karaté et de chant est « une ville apaisée. Chacun doit s’y sentir bien, avoir le sentiment d’être en sécurité. »

Agnielle Artheron aime la voie publique, passionnément. « C’est sur le terrain qu’on rencontre les gens, qu’on crée une relation humaine. C’est un travail qui prend du temps. Il naît et se développe avec l’habitude de voir les policiers municipaux. »