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jeudi, octobre 6, 2022

les Etats-Unis ont mené une frappe de drone contre un « organisateur » de l’EI

L’armée américaine a annoncé vendredi avoir mené une frappe de drone contre un « organisateur » de l’Etat islamique au Khorasan (EI-K), la première opération officialisée depuis l’attentat à l’aéroport de Kaboul contre ce groupe qui l’a revendiqué. « La frappe aérienne sans pilote s’est produite dans la province de Nangarhar en Afghanistan. Selon les premières indications, nous avons tué la cible », a précisé le commandant Bill Urban, du commandement central dans un communiqué.

« Il n’y a eu aucune victime civile »

« A notre connaissance, il n’y a eu aucune victime civile », a-t-il ajouté en annonçant cette première frappe de l’armée américaine depuis l’attaque survenue jeudi à l’aéroport de Kaboul. La frappe, lancée depuis l’extérieur de l’Afghanistan, s’est produite au moment où les évacuations se poursuivent à l’aéroport de Kaboul, placé sous haute surveillance. L’ambassade des Etats-Unis à Kaboul a par ailleurs demandé vendredi aux ressortissants américains de quitter « immédiatement » les abords de l’aéroport dans une alerte de sécurité.

 

Au moins 85 personnes sont mortes, dont 13 soldats américains, dans un attentat-suicide commis par un kamikaze devant l’une des portes de l’aéroport. Selon des responsables américains, des hommes armés ont ouvert le feu après l’explosion, ajoutant ainsi au carnage. L’attentat a été revendiqué par la branche afghane du groupe Etat Islamique.

Joe Biden avait promis des représailles

Après l’attaque, le président Joe Biden avait promis des représailles. « Nous vous pourchasserons et nous vous ferons payer », a-t-il affirmé à l’adresse des auteurs de l’attaque la plus meurtrière contre l’armée américaine en Afghanistan depuis 2011. « Nous répondrons avec force et précision quand nous le déciderons, où et quand nous le choisirons », avait-il ajouté lors d’un discours à la Maison Blanche.

Vendredi, le porte-parole du Pentagone John Kirby a déclaré que la mission d’évacuation à l’aéroport de Kaboul, qui est censée prendre fin le 31 août, faisait toujours face à « des menaces précises et crédibles ».