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vendredi, septembre 30, 2022

Le Drian évoque une « crise grave » et les « mensonges » des alliés de la France

Europe1 .fr

avec AFP
21h11, le 18 septembre 2021Invité du 20 heures de France 2, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, a évoqué la « crise grave » provoquée par la décision brutale de l’Australie d’annuler le « contrat du siècle » avec la France pour la commande de sous-marins conventionnels, au profit de submersibles à propulsion nucléaire américains. 

Jean-Yves Le Drian ne décolère pas. Le chef de la diplomatie française a évoqué samedi la « crise grave » provoquée par le torpillage d’un méga contrat de sous-marins à Canberra, dénonçant un « mensonge (…), une duplicité (…), une rupture majeure de confiance » et un « mépris » de la part des alliés de la France.

« Quand on a un allié, on ne le traite pas avec une telle brutalité »

Interrogé sur France 2, Jean-Yves Le Drian a ainsi justifié le rappel des ambassadeurs français à Canberra et Washington par le fait qu’il « y a une crise grave entre nous ». Le rappel de l’ambassadeur français à Londres a été jugé en revanche inutile: « on connait leur opportunisme permanent », a-t-il ironisé quelques mois après le Brexit. Le ministre a indiqué avoir été averti « une heure avant » de la déclaration australienne. Une décision qui était particulièrement bien gardée. « Je ne suis pas sûr que tous les ministres américains et australiens le savaient », a assuré Jean-Yves Le Drian. « On ne peut pas jouer dans les alliances comme ça : nous sommes des alliés. Quand on a un allié, on ne le traite pas avec une telle brutalité, une telle imprévisibilité. »

Jean-Yves Le Drian compare les méthodes de Joe Biden à celles de Donald Trump

Il a aussi comparé les méthodes de Joe Biden, le nouveau président des Etats-Unis, à celles de Donald Trump, « les tweets en moins ». « Il a une forme de déclaration solennelle assez insupportable. Il y a de quoi s’interroger sur la force de l’alliance », a conclu Jean-Yves Le Drian. « Les Etats-Unis recentrent leurs intérêts fondamentaux et reviennent sur un certain nombre d’engagements qu’ils avaient au niveau mondial… Mais dans une vraie alliance, on se parle. » Le ministre des Affaires étrangères a donc jugé que « ce qui vient de se passer » pèserait sur la définition du nouveau concept stratégique de l’Otan, sans pour autant évoquer de sortie de l’alliance atlantique.