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vendredi, septembre 30, 2022

Vers une réglementation de la cigarette électronique jetable ?

Réglementer la cigarette électronique jetable, une disposition évoquée la semaine dernière au gouvernement. Une réponse à une utilisation galopante chez les plus jeunes.

Alix Madec (L.P)

Publié le 6 septembre 2021 à 11h27,

mis à jour le 6 septembre 2021 à 11h40

Évoquée la semaine dernière au gouvernement et au Congrès, l’utilisation de la cigarette électronique jetable se multiplie chez les plus jeunes. Collégiens et lycéens utilisent la cigarette électronique avec ou sans nicotine, car aucune réglementation n’est pour l’heure en vigueur sur le territoire.

Les parents inquiets

Une odeur de bonbon, des saveurs enfantines et une forme facilement dissimulable. La cigarette électronique s’empare des cours de récréations. Izane Vallet a découvert que son fils de 11 ans vapotait : « Autour du collège, il y a des magasins qui vendent au même endroit des jeux pour enfants et des produits de cigarettes électroniques. C’est en libre service ! », regrette-elle. 

En 2019, 21,5% des jeunes Calédoniens de 13-18 ans assuraient avoir vapoté au cours des trente derniers jours, selon le baromètre santé des jeunes. Un chiffre cinq fois plus élevé qu’en Australie. Sur le territoire, aucune réglementation ne régit la vente des cigarettes électroniques jetables sans nicotine, mais certains professionnels ont pris leurs dispositions. Nicolas Riverain, gérant d’une boutique de cigarettes électroniques : « Nous nous imposons notre propre réglementation en interdisant la vente aux moins de dix-huit ans ».

Vers une future législation

Des produits jetables, majoritairement vendus aux plus jeunes dans les stations-services et certaines alimentations. Il serait donc urgent d’adopter une réglementation en la matière. C’est ce que défend Ingrid Wamytan, responsable du programme de prévention d’addictologie à l’Agence sanitaire et sociale. « Il serait bon que la cigarette électronique soit interdite aux mineurs. Et pourquoi pas aller plus loin en décidant qu’elle ne soit disponible que sur prescription médicale ». Des ateliers de sensibilisation auprès des élèves et des parents devraient être mis en place au sein des établissements scolaires au travers du dispositif Declic. Avant une possible réglementation, en discussion au sein de l’exécutif.