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jeudi, octobre 6, 2022

Vols d’animaux : Deux personnes mises en examen pour avoir volé 12 primates dans un zoo

Dans la nuit du 22 au 23 août dernier, le zoo d’Upie situé dans la Drôme a été victime d’un cambriolage d’envergure. Bilan du butin : 2 tamarins à lèvres blanches et 10 lémuriens enlevés.

Un cambriolage pas comme les autres… Mardi 31 août, dans la journée, deux individus ont été arrêtés et mis en examen pour “vol par effraction” et “recel” dans une affaire de vol d’animaux. En effet, les principaux suspects sont accusés d’avoir volé 12 primates dans le zoo d’Upie (Drôme) en août dernier. Ils ont été interceptés sur une route en direction de l’Ardèche dans un fourgon rempli de lémuriens après un refus de contrôle policier. Les enquêteurs de la gendarmerie nationale les soupçonnent d’être complices d’un réseau local de trafic d’espèces protégées ayant pour but d’être revendu à des particuliers. Dans l’attente de la fin de l’enquête et de leur jugement, les deux voleurs ont été placés en détention provisoire.

Du côté des animaux, fort heureusement déjà huit lémuriens sur dix ont été retrouvés, a annoncé le parc zoologique sur sa page Facebook. Le gérant du zoo d’Upie, Alexandre Liauzu, se montre optimiste malgré son inquiétude : “Nous sommes très heureux et soulagés, malheureusement il en manque“.

Photo capture d’écran Facebook La France, un pilier dans le commerce d’animaux sauvages

Malgré le silence dominant autour de ce sujet, la France est l’un des pays qui importe le plus d’espèces sauvages en Europe. D’après un communiqué de WWF et d’ONG Traffic publié en mars 2021 : “Entre 2008 et 2017, plus de 28 millions de spécimens ont été importés. Elle joue un rôle commercial clé, notamment du fait de l’importance de certaines grandes industries utilisant des espèces sauvages sur son territoire, et par sa position géographique centrale, avec l’un des plus grands aéroports d’Europe, Paris-Charles-de-Gaulle“. Bien évidemment avec un taux d’import-export aussi élevé, le trafic illégal grandit.

De 2008 à 2017, environ 4.000 saisies ont été réalisées. “Durant cette période, plus de 2 millions de spécimens ont été saisis, notamment des mammifères (vivants et leur corps, parties ou produits), des oiseaux (vivants ainsi que leur corps, parties ou produits), et des reptiles vivants” précise le rapport. Les ONG réclament des mesures plus strictes particulièrement lors des contrôles dans les aéroports afin de lutter davantage contre le trafic d’animaux sauvages.

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