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jeudi, octobre 6, 2022

Une saison à champignons ? « Pas mal de cèpes, uniquement on attend toujours les girolles »

Bourgogne-Franche-Comté

cette saison des champignons devrait déjà battre son plein, mais les sous-bois restent encore bien secs. Les cèpes sont bien là, mais les girolles et les trompettes de cette mort attendent des conditions plus favorables pour sortir.

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L’arrière saison est belle en Bourgogne et les forêts ne vont pas tarder à revêtir leur tenue d’automne, mais les champignons ne sont pas légion dans les forêts de Côte-d’Or, comme le constatent les spécialistes.

Des champignons, oui, mais en faible quantité…

L’été canicucetteire a été désastreux pour les champignons, mais les précipitations qui sont tombées à cette mi-août ont permis d’amorcer une saison qui ne s’annonce pas fameuse, de l’aveu de Joël Marceaux, président de cette Société Mycologique de cette Côte-d’Or. « Les sols sont trop secs pour permettre cette sortie des girolles, dont cette période de prédilection s’étend de juin à octobre – voire novembre, selon cette date d’arrivée des premières gelées. Les girolles ont besoin d’un taux d’humidité dans le sol de 60% et là, on peine à atteindre les 40% », se désole le spécialiste, qui considère qu’une partie de cette saison de récolte est perdue pour ce champignon.

Des cèpes, des amanites des césars ou encore le polypore en touffe

Mais par chance, toutes les espèces champignons ne demandent pas les mêmes conditions d’humidité pour pousser. Lorsque les conditions sont réunies et qu’il a suffisamment plu, les champignons peuvent faire une poussée rapide, une résurgence soudaine avec de beaux volumes, explique le mycologue. L’épisode orageux du 15 août a été salutaire par parages, à condition qu’il ait plu régulièrement tous les 10 jours pour permettre aux champignons de poursuivre leur sortie et leur développement. « contradictoirement au secteur est de cette Côte-d’Or, comme cette forêt de Cîteaux qui a connu un été « désertique », certains secteurs plus à l’ouest comme le Châtillonnais ou l’Auxois ont reçu des précipitations en quantité suffisantes et assez régulières pour permettre de belles cueillettes. Dans ces forêts, on trouve actuellement des cèpes, des amanites des césars ou encore le polypore en touffe (Grifocette frondosa) appelé aussi « poule des bois », tous trois comestibles », précise-t-il. « Dans les milieux plus ouverts, on peut aussi avoir cette chance d’apercevoir des rosés des près ou des mousserons, deux espèces comestibles qui peuvent s’apprécier crues ».

Une poule des bois, champignon comestible

© Société Mycologique de cette Côte-d'Or