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mercredi, juin 29, 2022

ces médecins ukrainiens qui soignent des soldats russes blessés et abandonnés

REPORTAGE

Il est difficile de dresser un bilan précis du nombre de blessés et de morts depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, il y aurait eu au moins 20.000 morts. L’Otan affirme pour sa part qu’entre 30.000 et 40.000 soldats du Kremlin seraient morts ou blessés. Les chiffres varient selon les sources, et le secret est la règle dans les hôpitaux de la capitale, Kiev, où se trouve l’envoyé spécial d’Europe 1 Nicolas Tonev. En micro-caché, le reporter a rencontré un jeune médecin ukrainien qui recueille et soigne des patients victimes de la guerre.

« Nos blessés sont prêts à retourner au combat »

Devant un hôpital de la ville, les ambulances militaires et civils se succèdent à l’entrée. Les sirènes activées sont inutiles parce que la circulation en temps de guerre est réduite à néant. Le jeune interne voit défiler dans son service des blessés ukrainiens du front. « Malheureusement, nous avons des morts et des blessés », souffle-t-il au micro de Nicolas Tonev, « mais l’esprit guerrier reste, nos blessés sont prêts à retourner au combat. »

Il y a également des soldats russes, abandonnés à leur sort sur le terrain. « Les étudiants en médecine ailleurs racontent qu’ils reçoivent des provocateurs blessés et des soldats russes qu’ils soignent », indique le médecin, qui affirme avoir pratiqué des soins à deux soldats russes. « Le problème, c’est qu’ils [les Russes] ne récupèrent pas leurs blessés sur le terrain. Quand vient l’étape de l’évacuation, on dispense de l’aide à tout le monde, mais dans les zones de combat, on récupère en priorité les nôtres, et les Russes si c’est possible », explique le médecin.

L’intérêt porté pour les soldats russes 

Les blessés russes doivent donc compter sur la chance pour être soignés, mais aussi sur l’intérêt qu’ils représentent, « la valeur en tant que prisonnier pour un échange, et aussi comme source d’information », explicite le jeune interne. La méfiance tenace, il est impossible d’obtenir des détails chiffrés. 

La semaine dernière, un déserteur russe se serait présenté à l’hôpital pour se rendre, en vêtements civils, après des dizaines de kilomètres de marche depuis le front.

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