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mardi, juin 28, 2022

Cyrille Hamilcaro jugé avec Patrick Malet pour avoir continué

L’ancien maire de Saint-Louis Cyrille Hamilcaro est soupçonné d’avoir continué à gérer la municipalité « en misouk », malgré l’inéligibilité prononcée à son encontre par la justice, après que Patrick Malet ait pris sa succession en juin 2014. Ils sont jugés ce jeudi à Saint-Pierre.

Les magistrats du tribunal judiciaire de Saint-Pierre se penchent ce jeudi après-midi sur l’affaire mettant en cause l’ancien maire de Saint-Louis Cyrille Hamilcaro ainsi que Patrick Malet, son successeur à la tête de la municipalité en juin 2014.

Peu après son élection au mois de mars de cette année 2014, Cyrille Hamilcaro avait dû démissionner de son mandat, la Cour de cassation ayant confirmé sa condamnation en appel à cinq ans d’inéligibilité, dans le cadre de l’affaire dite des marches truqués de la Civis.

Mais l’ancien maire est soupçonné d’avoir continué à diriger la commune dans l’ombre de Patrick Malet, selon les résultats de l’enquête révélée par la Chambre régionale des comptes deux ans plus tard. Le dossier avait alors été transmis à la justice.

Au mois de mars 2016, Cyrille Hamilcaro s’était pour sa part présenté comme un « consultant bénévole » dans un mail adressé au personnel de la mairie. Avec Patrick Malet, il doit répondre aujourd’hui de « poursuites irrégulières de fonction d’élu ».

L’ancien maire de Saint-Louis Patrick Malet, aux côtés de son avocat Me Georges-André Hoarau

©Lyz Dumont

Les deux hommes sont également poursuivis pour « prise illégale d’intérêt ». Une troisième personne est mise en cause à leurs côtés : il s’agit de Nathalie Latchoumy, une proche de Cyrille Hamilcaro dont l’embauche au CCAS aurait été favorisée par les deux hommes. Elle devra, elle, répondre de recel de biens consécutif à une prise illégale d’intérêt.

Parallèlement, Cyrille Hamilcaro est aussi jugé pour des faits présumés de « complicité de détournement de données personnelles ». Alexandra Dorval, son ancienne secrétaire, aurait détourné une liste contenant des informations personnelles dont il se serait servi pour adresser un courrier au domicile des 1 870 employés de la commune, durant la campagne municipale de 2020. Cette seconde affaire devait initialement être jugée en mars 2021.

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