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lundi, juin 27, 2022

la population fuit Kramatorsk par peur d’une offensive russe

Des centaines de personnes fuyaient dimanche la ville de Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine, par peur d’une possible offensive russe sur cette partie du pays, a constaté l’AFP. Ils étaient des centaines, femmes, enfants et personnes âgées, à prendre le train depuis la gare de cette ville sous contrôle du gouvernement de Kiev.

Crainte d’une dégradation de la situation dans le Donbass

Le départ se faisait dans l’ordre, avec l’aide de volontaires sur place, mais dans un climat de tristesse, de résignation et, pour beaucoup, d’angoisse. « J’envoie mes enfants à l’ouest (du pays) dans un endroit plus sûr, comme tout le monde », a déclaré à l’AFP Andreï, dont l’épouse et les deux filles devaient embarquer dans un train en direction de Lviv (ouest).

« Beaucoup de gens sont déjà partis. Depuis deux-trois jours, nos familles s’en vont, nous les hommes nous restons (…), la situation est mauvaise », a-t-il expliqué. La Russie a annoncé en fin de semaine vouloir « concentrer ses efforts sur la libération du Donbass », bassin minier de l’est de l’Ukraine où Kiev dit depuis craindre une aggravation de la situation.

Les forces russes tentent en effet de prendre en tenaille l’armée ukrainienne, déployée depuis 2014 le long d’une ligne de front passant à proximité de Donetsk au sud et Lougansk à l’est (capitales des deux « républiques » séparatistes pro-russes du même nom), qui va depuis peu jusqu’à Izioum au nord-ouest.

« Les enfants sont partis »

Capitale régionale de fait, depuis octobre 2014, du territoire encore sous contrôle de Kiev, Kramatorsk est située au centre de la région et serait alors encerclée par ce mouvement en tenaille, faisant craindre un sort semblable à celui de Marioupol, plus au sud, dévastée par les bombardements et les combats.

La situation était calme dimanche en fin d’après-midi dans Kramatorsk, quasi déserte alors qu’approchait le début du couvre-feu nocturne.

Dans les premiers jours de l’invasion russe fin février et début mars, la ville avait été la cible de plusieurs bombardements, sur l’aéroport notamment. Ces dernières semaines ont été calmes, mais quatre bombes ou missiles ont visé dans la nuit la périphérie, selon des habitants.

Vers 18H00 (15H00 GMT), les sirènes d’alerte ont résonné dans toute la ville, comme c’est le cas plusieurs fois par jour désormais dans la plupart des grandes villes ukrainiennes.

« Les enfants sont partis, nous devons rester avec mon mari pour prendre soin de ma mère », a confié Svetlana, volontaire quinquagénaire organisant la foule sur le quai de la gare pour la faire monter dans le train.

Avec une valise, un sac de sport ou quelques sacs plastiques pour le goûter des enfants, beaucoup de ces familles tenaient dans leurs bras ou à bout de laisse leurs chiens et chats de compagnie. « Ces derniers jours, la gare était pleine tous les jours (…) Les rumeurs disent que quelque chose de terrible va venir ici », a ajouté Svetlana.

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