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mardi, juin 28, 2022

une radio girondaise contrecarre la propagande russe

Stephane Place édité par Wassila Belhacine
12h16, le 04 avril 2022, modifié à
12h27, le 04 avril 2022

REPORTAGE

Dans la guerre qui se poursuit en Ukraine, l’information est un enjeu essentiel. La propagande du Kremlin s’amplifie de jour en jour. L’étau de la propagande ne cesse de se resserrer. Au début du mois de mars, une loi a été votée en Russie, interdisant l’emploi des mots « invasion » ou « guerre ». Pas question de mettre en doute la parole gouvernementale non plus. Les contrevenants risquent 15 ans de prison. Mais la société civile russe, et sa diaspora, se mobilisent malgré tout pour fournir des informations sourcées sur la guerre aux russophones. 

Radio For Peace International (RFPI) est une radio qui émet en ondes courtes sur l’ensemble de la planète. Désormais, chaque semaine, elle réalise, avec les contributions de journalistes exilés, des flashs d’info en russe pour raconter ce qui se passe vraiment en Ukraine. Ces flashs sont montés et mis en forme en Gironde. 

Contrer la propagande du Kremlin 

« Nos journalistes sont des exilés. Ils ont quitté la Russie. Ils parlent essentiellement de la propagande russe. Ils démontent des mensonges et là en particulier, ils parlent également de ce qui se passe à Marioupol » explique le directeur de RFPI au micro d’Europe 1.

Tout le matériel est réuni pour faire de la radio : une petite table de mixage, un beau micro, un casque, un ordinateur. Dans ce village du sud de la Gironde, Sylvain Clament ajoute les jingles et monte ces flashs d’informations, diffusés en ondes courtes par RFPI avec des bulletins en russe pour contrer la propagande et la censure imposée par Poutine.

Des auditeurs protégés 

« On reçoit des émissions de journalistes russes en exil, on les monte et après, on les envoie aux États-Unis, en Floride qui émet jusqu’en Russie et en Ukraine. Nous, on n’est pas là pour faire de la contre-propagande. C’est des flashs info de 15 minutes, trois par semaine. Il n’y a pas que des journalistes russes, et c’est ce qui est intéressant, il y a des journalistes ukrainiens, tchétchènes et lettons. Il y en a en France, à Londres et les autres, je ne dirais pas où, parce qu’ils sont cachés « détaille le directeur de la radio. 

Des journalistes qui parlent de guerre et non pas d’opérations spéciales comme le Kremlin. Et avec la diffusion en ondes courtes en Ukraine et en Russie, les auditeurs restent préservés, anonymes, alors qu’une connexion à Internet les exposerait à un risque de traçage.

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