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dimanche, juin 26, 2022

Les vétérinaires polonais débordés par les soins à procurer aux animaux ukrainiens

Louise Sallé, édité par Wassila Belhacine
08h04, le 05 avril 2022

Les chiens et chats qui traversent la frontière ukrainienne sont rarement vaccinés contre la rage, et souvent déshydratés en raison du voyage qui les a considérablement affaibli. Des équipes de vétérinaires travaillent sur plusieurs postes-frontières de pays voisins de l’Ukraine, notamment en Pologne, pour contrôler, pucer, vacciner et surtout soigner ces animaux.

Plus de 10.000 animaux, majoritairement chiens et chats, ont passé la frontière ukrainienne depuis le début du conflit avec leurs maîtres. La priorité est de les vacciner contre la rage : une inoculation obligatoire pour tout animal de compagnie qui entre dans l’Union européenne. Les animaux ukrainiens sont en effet très peu protégés contre ce virus qui peut se transmettre à l’homme.

Campagne d’information et de sensibilisation au vaccin contre la rage

Céline Sissler-Bienvenu est chargée des opérations de secours pour le Fond international pour la protection des animaux (IFAW). Elle rentre tout juste de Pologne où elle épaulait des équipes vétérinaires, déployées dans plusieurs postes-frontières. « Il y a une défiance des réfugiés ukrainiens à l’égard des autorités vétérinaires polonaises », rapporte-t-elle.

« Il a fallu mettre en place toute une campagne d’information et de sensibilisation pour les renseigner, les rassurer et accepter l’identification et la vaccination des animaux », poursuit Céline Sissler-Bienvenu. « C’est indispensable pour qu’ils puissent continuer leur périple au sein de l’Union européenne. »

« Au moins un animal sur deux est traumatisé »

Les vétérinaires polonais sont débordés pour vacciner mais aussi soigner les animaux qui arrivent dans un état critique. « L’ensemble des chiens et chats qui traversent la frontière n’a pas mangé ni bu depuis plusieurs jours », raconte Céline Sissler-Bienvenu. « Ils présentent souvent une grande déshydratation, des problèmes intestinaux et articulaires. Au moins un animal sur deux est vraiment traumatisé », continue-t-elle.

D’après l’ONG IFAW, les autorités polonaises auraient dépensé près de 70% de leur budget annuel vétérinaire pour venir en aide aux animaux ukrainiens. 

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