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mardi, juin 28, 2022

La colère des parents d’élèves des écoles primaires de Petit-Bourg

Les parents d’élèves de plusieurs établissements de Petit-Bourg sont en colère. Ceux de Daubin sont particulièrement remontés. La semaine dernière, des enfants ont eu droit à un repas froid, certains n’ont pu déjeuner que tard dans l’après-midi. Ce matin, ils ont une nouvelle fois interpellé la mairie qui a proposé des solutions.

Mickaël Bastide avec Yasmina Yacou

Publié le 5 avril 2022 à 14h50,

mis à jour le 5 avril 2022 à 15h18

Le 27 mars dernier, les enfants du premier degré de la commune de Petit-Bourg, inscrits à la cantine, ont eu en guise de déjeuner un croque-monsieur, soit au jambon, soit au fromage.
Ce repas frugal avait été livré avec du retard et en sous-nombre, dans certaines écoles, où une partie des enfants n’a pas mangé dans les temps.
L’école de Daubin, elle, par exemple, n’a rien vu venir avant 15 heures. Les établissements de Fontarabie, de Carrère ou encore de Montebello auraient subi le même sort.

Ce mardi matin, de nombreux parents d’élèves s’étaient donnés rendez-vous devant la maire de la ville afin de manifester leur mécontentement et faire entendre leur voix. 
Au delà des repas, ils dénoncent la prise en charge des enfants par la municipalité. 

Pour exemple, ce matin, il n’y avait pas d’eau à l’école Maurice Chovino, dans le bourg. Un fait qui n’est pas inédit, les coupures d’eau sont légion dans la commune.

Mais le manque de communication exaspère les parents qui estiment n’être « jamais prévenus à temps » et regrettent d’être « mis devant le fait accompli ». 
Si les enfants ont été accueillis à l’ouverture de l’établissement, certains parents s’attendent à devoir les récupérer en pleine journée. 

L’eau, mais aussi la restauration posent problème… Selon le collectif Lékol Tibou, plusieurs incidents de cantine sont à déplorer. L’incident de mardi dernier a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, explique Malika Bellony, porte-parole du collectif. « C’était une situation exceptionnelle mais qui est symptomatique des défaillances rencontrées au niveau de la municipalité, notamment à la pause méridienne », précise-t-elle.
Pour la mère de famille, les repas livrés en retard, en quantités insuffisantes sont inacceptables. 

Très tôt, le maire était lui aussi au rendez-vous. David Nébor a reconnu la colère des parents justifiée. Mais il entend tout faire pour éviter d’être pris au dépourvu en cas « d’incident technique ou social », a-t-il répondu aux parents. Le chef d’édilité a bien l’intention de remobiliser ses équipes. Il a également fait plusieurs propositions aux parents. « Un prestataire a été désigné pour pouvoir nous porter secours immédiatement et nous allons aussi offrir des paniers repas à nos enfants ». Le protocole sanitaire sera revu avec les équipes municipales. 

Mais, les parents seront également conviés à des rencontres sur différentes thématiques afin de mieux gérer le quotidien des enfants. 

Car au delà de l’eau et de la restauration, d’autres points ont été soulevés par les parents : la garderie pour les enfants, l’accompagnement qu’ils jugent insuffisant. « De nombreuses problématiques, mais qui ne sont pas insurmontables » pour Malika Bellony, pour qui ces discussions sont un « premier pas pour restaurer la confiance et une collaboration ». 

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