18.3 C
Londres
dimanche, juin 26, 2022

agir contre un geste faisant

Ce 5 avril 2022 se tient la première journée nationale du syndrome du bébé secoué, créée dans le cadre de la campagne de sensibilisation lancée par le Ministère des Solidarités et de la Santé cette année. Le temps d’informer la population sur les dangers de ce geste de maltraitance qui provoque des centaines de victimes chaque année.

Chaque jour, en France, un bébé est victime du syndrome du bébé secoué  (S.B.S.). Une fois sur 10, ce geste de maltraitance engendre la mort du nourrisson (généralement âgé de deux à quatre mois). Dans les autres cas, le bébé risque de garder des séquelles à vie. Elles sont causées par des lésions oculaires, cérébrales ou de la moelle épinière. La victime peut aussi perdre des neurones. 

Par ailleurs, selon la Haute Autorité de Santé, les bébés victimes de cet acte ont souvent subi des maltraitances antérieures. En moyenne, ils ont été secoués 10 fois. En réponse à ces chiffres inquiétants, le Ministère des Solidarités et de la Santé a lancé la campagne de sensibilisation au Syndrome du Bébé Secoué le 17 janvier dernier.

En cas de difficultés rencontrés avec un bébé, le Gouvernement dresse une liste de gestes à adopter. Ils permettraient d’éviter l’énervement, et ainsi les gestes brusques provoquant le SBS. Ce sont les suivants :

  • Installer le bébé en sécurité dans son lit, en le couchant sur le dos ;
  • Quitter la pièce ou s’éloigner quelques minutes ;
  • Respirer et se concentrer sur autre chose pour retrouver leur calme ;
  • Appeler un proche ou les numéros mis à disposition pour en parler ;
  • Demander de l’aide, notamment en partageant ses craintes et ses doutes à son entourage et à des professionnels.

Ce 5 avril 2022 est donc la première journée nationale du SBS. A cette occasion, l’association Stop Bébé Secoué a demandé « la mise en place urgente d’un véritable plan national et global de formation et de prévention du Syndrome du Bébé Secoué, avec un ensemble de mesures concrètes à mettre en œuvre pour protéger les bébés ».

L’objectif : informer les parents, les professionnels de l’enfance et la population dans son ensemble. L’organisme demande aussi l’amélioration de la formation des professionnels de Justice et de Santé et une meilleure prise en charge et un suivi à long terme des enfants polyhandicapés.

Si un enfant est en danger ou risque de l’être, il y a un numéro à appeler : le 119. C’est celui du Service National d’Accueil Téléphonique de l’Enfance en Danger (SNATED). Il est joignable gratuitement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis n’importe quel téléphone, fixe, mobile ou cabine téléphonique, en France et dans les DOM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, Mayotte).

Dernières nouvelles
Nouvelles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici