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mardi, juin 28, 2022

La réalisatrice américaine, Rachelle Salnave, inspirée par l’histoire et la

La réalisatrice américaine, d’origine haïtienne, Rachelle Salnave, « la voix des sans voix », comme elle se définit, appartient à la nouvelle génération de cinéastes. Elle quitte la Martinique, ce mercredi 6 avril après quatre jours dans notre île, qu’elle découvrait et où elle a déjà jeté quelques esquisses de scènes de vie. L’idée d’un documentaire sur la Martinique fait son chemin.

Née à Harlem de parents haïtiens exilés à l’époque du président Duvalier, elle a grandi dans ce quartier de New York. Sa mère a étudié en France et a poursuivi tout comme son père ses études aux USA..

Malgré l’éloignement, le couple a toujours gardé les traditions tout en transmettant l’héritage culturel à leurs descendants.

Bercée par le cinéma américain dès ma tendre enfance, ma mère regardait à l’époque de nombreux films dans lesquels jouaient les premiers noirs. C’était une révélation et les prémices d’un déclic qui ont provoqué en moi le goût de l’image et celui du cinéma

Rachelle Salnave – Réalisatrice

Rachelle Salnave s’est rendue au Mémorial de l’Anse Caffard au Diamant avec en tête une idée de tournage et raconter l’histoire des

©D. Bétis

Rachelle Salnave a grandi à Harlem avec une vision mixte du monde entre le black Harlem et l’université de Columbia. Ce contexte culturel l’a forgé, lui donnant aujourd’hui un regard universel au sein de la diaspora, confortant cette passion du 7e art, pour mieux transmettre sa culture.

Bosseuse, brillante, elle a de qui tenir dans la lignée familiale, avec un « arrière, arrière arrière-grand-père, Sylvain Salnave, 13e président de la République d’Haïti. 

Ce que je retiens, de mon arrière arrière-grand-père demeure son abnégation et sa volonté de se battre pour l’égalité et les droits des gens qui ne pouvaient pas porter de chaussures. Privilégier l’intérêt supérieur, d’abord les autres puis lui

Rachelle Salnave -réalisatrice

Rachelle Salnave, est une spécialiste du documentaire. Son expertise débute avec son film « Harlem Mart 125 » qui parle de la revitalisation de la 125e rue. Elle obtient  le 1er prix au festival mondial du film documentaire en 2010.

Son  travail reconnu, le magazine « Wine Spector » lui offre une bourse pour son oeuvre  « un top-chef étoilé Ron Duprat ».

Son deuxième long-métrage sort en 2015,  « la belle vie » demeure un cheminement personnel permettant d’aller aux tréfonds de la complexité  de la société avec toutes ces facettes.

Nominé aux  Emmy Awards en 2016, « la belle vie » sillonne les festivals internationaux et est primé dans différents festivals à Boston, à Philadelphie et  à New-York.

C’est mon voyage à la découverte de mes racines haïtiennes avec ses écueils. C’est aussi un cri d’espoir.

Rachelle Salnave – Réalisatrice

La réalisatrice  Rachelle Salnave, durant son court séjour a eu l’occasion de découvrir les charmes du pays, la commune côtière de Case-Pilote, la Ville d’art et d’histoire,  Saint-Pierre, la ville balnéaire Sainte-Luce, parler de culture; se rendre  sur le marché de Fort-de-France et rencontrer le collectif coopération des chefs d’entreprises de Martinique qui travaille avec elle sur la Floride. 

Rachelle Salnave en réunion avec ses partenaires historiques du CCEM (Viviane Chiffrin et Denis Antoine Hérault)

©D. Bétis

La créatrice de la société « Ayiti film » entend revenir assez vite en Martinique pour tourner un film-documentaire. 

Le Mémorial de l’Anse Caffard, la maison du bagnard et la vue touristique du Rocher du Diamant ont inspiré la réalisatrice. 

Elle a rencontré quelques habitants à Saint-Pierre et s’est intéressée à la fabrication du « pâté en pot » recette martiniquaise.

Rachelle Salnave a immortalisé des séquences pour des documentaires et de reportages en visitant la Martinique

©D. Bétis

                       

Après cette escapade de quatre jours en Martinique, Rachelle Salnave participe à partir de ce mercredi  soir à la 5e édition du Festival « Nouveaux Regards » (06 au 10 avril 2022) en Guadeloupe. 

Elle présentera sa dernière réalisation « Madame Pipi ». Un film qui plonge le cinéphile dans la vie intime des préposés aux toilettes travaillant dans les boîtes de nuit. Elles alimentent le pays Haïti, grâce aux pourboires reçus. 

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