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mardi, juin 28, 2022

la difficile identification des victimes de guerre sur le terrain

William Molinié
11h41, le 10 avril 2022, modifié à
12h52, le 10 avril 2022

Plus d’un mois après le début de la guerre en Ukraine, le nombre de morts ne cesse de grimper. Des corps nombreux, souvent entassés dans des fosses, qui rend leur identification difficile. Pourtant, c’est le seul moyen de répondre aux interrogations des familles des victimes, qui se pressent dans les chambres froides. Reportage à Borodyanka.

En Ukraine, l’heure est à l’identification des corps. Les secouristes s’organisent avec les moyens du bord pour apporter des réponses aux familles qui ont perdu un proche. Souvent, les souvenirs qui ont survécu à l’horreur de la guerre sont moindres.

A Borodyanka, Vladimir tient une boîte à chaussures dans laquelle se trouvent tous les effets d’une victime. Sur le carton, il a inscrit au feutre noir la date du décès : le 2 mars 2022. Il raconte : « Quand le missile est tombé, l’onde de choc a traversé le bâtiment. La seule chose qu’on ait trouvé, ce sont ces ossements à côté des ressorts brûlés sur le canapé. »

Des morgues à saturation

Si Vladimir a fait cette macabre collecte, c’est parce qu’il a eu au téléphone la petite fille de son voisin décédé, qui vit au Canada. Elle souhaitait pouvoir récupérer les restes de son grand-père.

L’histoire de nombreux Ukrainiens. Chaque jour, des dizaines de familles se pressent à la sortie des chambres froides pour tenter d’identifier leurs proches disparus. « D’abord, il faut sortir les corps des décombres », explique le maire de Borodyanka. « Ensuite, ils sont transportés à la morgue. Mais comme elles sont toutes remplies, on les envoie vers une ville à 100 kilomètres d’ici. On fait des prélèvements. Si la dépouille n’est pas identifiée, on espère qu’un jour, elle le sera. »

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