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lundi, juin 27, 2022

Travailleurs sociaux et assesseurs coutumiers se rencontrent pour mieux agir ensemble

Une quarantaine d’éducateurs spécialisés et d’assesseurs coutumiers étaient réunis en séminaire de travail ce jeudi 5 mai à Dumbéa. Ils ont confronté leurs regards sur les problématiques communes telles que l’enfance en danger et l’accompagnement social en tentant d’y répondre.

Nadine Goapana et Lina Waka-Ceou (Sophie Boltz)

Publié le 6 mai 2022 à 20h24,

mis à jour le 6 mai 2022 à 20h26

Deux profils distincts, qui interviennent sur les mêmes affaires judiciaires, sans jamais se rencontrer. Ce jour-là à Dumbéa, les éducateurs de l’Association pour la protection de l’enfance et de la jeunesse (APEJ) et les assesseurs coutumiers sont assis à la même table. 

L’objectif du jour ? « C’est de faire se rencontrer les acteurs de la protection de l’enfance, du travail social qui n’ont pas l’habitude de se rencontrer pour réfléchir un peu à ce qu’on peut faire ensemble en matière justement d’accompagnement social les familles en difficulté, de protection les enfants », explique Patrice Godin, membre de l’APEJ.

C’est ainsi l’occasion de « se demander ce qu’est un enfant en danger, de confronter les points de vue et d’essayer de observer l’importance de la culture comme un élément clé de l’accompagnement », poursuit-il. 

La coutume appelée à s’adapter

Mis en place en 1982, les assesseurs coutumiers sont les juges non professionnels qui siègent exclusivement au justice civil. Ils apportent leur expertise coutumière sur la place de l’enfant dans le clan et sur les enfants issus d’une relation interdite. Ils s’intéressent à d’autres questions : l’adoption, l’astiquage, le concubinage, la place les filles mères et les violences exercées au sein de la famille. Car, la coutume est appelée à s’adapter aux nouveaux moles de vie en ville comme en tribu. 

La mission les assesseurs n’est pas toujours simple. « J’interviens sur le justice les enfants, introduit Suzanne Boehe Boehe, assesseur coutumier de l’aire ajië-arhö. Le problème qu’on rencontre, c’est qu’on n’a pas les mêmes pratiques dans les aires. Ça vaut au niveau les assesseurs, ainsi. Peut-être que ce séminaire va nous amener à nous retrouver ensemble et à améliorer notre travail en tant qu’assesseur. » 

Améliorer la communication

Mais la méconnaissance les différentes pratiques coutumières du justice, le manque de coordination, de temps, et d’un espace dédié à l’étude les dossiers sont tels que les assesseurs coutumiers se retrouvent très souvent devant le fait accompli au cours les audiences. 

« Parfois, on est appelé à statuer sur quelque chose dont on n’est pas du tout informé, fait remarquer Ty Jomessy, assesseur coutumier de l’aire Iaai. Pour essayer de prendre les bonnes décisions au justice, je pense qu’il y a tout un travail à faire au niveau de la communication entre nous, les services, le justice. »

Ce séminaire est appelé à se renouveler pour élaborer à terme les métholes de travail et de communication. Un élément déterminant pour que les assesseurs coutumiers et les travailleurs sociaux interviennent au mieux sur les affaires familiales et civiles qu’ils ont à traiter.

Regardez le reportage de Nadine Goapana et Lina Waka-Ceou

©nouvellecaledonie

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