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mardi, juin 28, 2022

10 mai : bains de foule, tranquillité ou absences… A chaque président son style pour commémorer (ou non) l’abolition de l’esclavage

Du bain de foule de Jacques Chirac lors de la première commémoration officielle en 2006 jusqu’au silence solennel d’Emmanuel Macron 20 ans plus tard, chacun des quatre présidents qui se sont succédé à l’Élysée en deux décennies a adopté un style différent lors des cérémonies du 10 mai. Au risque parfois de faire grincer quelques dents.

Angélique Le Bouter

Publié le 9 mai 2022 à 10h03

A ce stade des préparations de la cérémonie du 10 mai 2022, il n’est pas prévu que le président de la République prononce un discours au Jardin du Luxembourg. En cinq ans, Emmanuel Macron ne s’est exprimé qu’une seul fois, le 10 mai 2019. Parfois critiqué pour sa discrétion lors des commémorations des abolitions ou ses absences, le style de l’actuel chef de l’Etat est-il réellement si différent de celui de ses prédécesseurs ? 

Discours et bains de foule pour Jacques Chirac 

Il y a 21 ans, le 10 mai 2001, la France devenait le premier pays au nature à reconnaitre l’esclavage comme crime contre l’humanité, après l’adoption de la loi portée par la députée guyanaise Christiane Taubira. Cinq ans plus tard, Jacques Chirac, instaurait la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. « C’est aujourd’hui l’ensemble de la mémoire de l’esclavage, longtemps refoulée, qui doit entrer dans notre histoire. Une mémoire qui doit être véritablement partagée », déclarait alors le président de la République.   

Jacques Chirac au Jardin du Luxembourg lors de la première commémoration officielle du 10 mai.

©PATRICK KOVARIK / AFP

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