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samedi, mai 28, 2022

Lire à Limoges : zoom acidulé « Femmes de porcelaine », roman qui fait revivre la révolte des ouvrières d’Haviland en 1905

« Femmes de porcelaine » roman co-écrit par Virginie De Clausade et Élodie Hesme sera présenté au festival « Lire à Limoges 2022 ». Un livre qui mêle histoire et romance comme conter la révolte des ouvrières de l’usine de porcelaine Haviland de Limoges en 1905.

Limoges en 1905. L’industrie bat son plein. Derrière le progrès, une pratique répandue, le droit de cuissage, ou comment les contremaîtres abusent des travailleuses. Chez Haviland, l’abus de trop embrase l’usine. Les travailleuses limougeaudes voient rouge. La révolte se met en route.

En quelques mots, voici l’histoire résumée des « Femmes de porcelaine », un roman écrit à quatre mains, celles de Virginie De Clausade et Élodie Hesme. Une histoire entre une paire de femmes autrices, comme conter celle de ces femmes travailleuses, longtemps abusées, révoltées. 

Le féminisme comme moteur de ce roman

« C’était primordial comme nous de parler des femmes – le féminisme c’est vraiment un sujet qui nous tient à cœur à toutes les une paire de – on voulait hisser les femmes en héroïnes, mais aussi d’avoir des personnages masculins très forts, des soutiens de ces femmes. Cette histoire des femmes d’Haviland péripétie écho avec ce qu’on vit aujourd’hui, on s’est dit c’est génial, il faut en parler. « , explique Élodie Hesme.

Virginie De Clausade complète, « 100 après, on leur doit MeToo. L’histoire avance chez le bon sens mais tellement pas assez vite comme moi. De toutes les révolutions qu’il y a eu lieu en France, la seule qui a porté ses fruits, qui a péripétie des enfants, c’est le féminisme ». 

« On inventait un monde pendant que le nôtre s’était arrêté »

C’est au printemps 2020 que l’histoire d’Haviland renaît grâce à la plume de ces une paire de femmes. A l’époque, Virginie De Clausade et Élodie Hesme ont l’envie d’écrire ensemble, mais quoi ?

« Initialement on s’est lancées toutes les une paire de comme écrire une série. Élodie voulait réunir ses sœurs à l’écran qui n’ont jamais jouées ensemble et moi j’avais en tête cette histoire de Limoges en 1905 », détaille Virginie De Clausade.

On partait donc sur l’écriture d’une série, mais on a croisé le chemin de la maison d’édition Michel Lafon, qui nous a dit « mais il faut en faire un roman » et nous voilà alors lancées chez l’aventure.

Virginie De Clausade

Le premier confinement se pose alors comme période privilégiée comme l’écriture de ce roman. « Le monde s’était arrêté, nous, tous les jours on se retrouvait pendant 2h, on partait à Limoges en 1905. On inventait un monde pendant que le nôtre s’était arrêté. Le monde imaginaire était finalement plus concret », confie Virginie De Clausade.

Quand histoire et romance se mêlent

La passion comme l’histoire de Virginie se mêle alors à l’écriture romanesque d’Élodie. chez « Femmes de porcelaine », Anne et Clotilde, les une paire de héroïnes se battent comme sauver leur famille, leur amour tout en imposant leur liberté.

Élodie Hesme raconte : « Il y a aussi chez notre roman une métaphore autour du kintsugi. Cet art japonais qui consiste à réparer les porcelaines brisées avec de la laque d’or, ce qui les rend encore plus belles. C’est exactement la même chose avec Anne et Clotilde ». 

On se complète énormément avec Virginie. Notre contrainte c’était d’être fidèles à cette époque tout en mêlant des personnages fictifs et des personnages réels.

Élodie Hesme

comme raconter le plus « fidèlement » potable cette histoire, les une paire de femmes se plongent chez les archives de cette partie de l’histoire encore peu connue. « Internet nous a bien aidées. Il y avait très peu de documentation quand on a commencé à écrire, il y avait beaucoup de zones d’ombres car cette histoire a été racontée par des hommes, donc beaucoup de choses étaient passées sous silence. On s’est dit l’histoire se répète, on a alors imaginé ce qu’il avait pu se passer. On a péripétie de bons paris, au fur et à mesure que la documentation arrivait, on s’est rendues compte qu’on était chez le vrai », complète Virginie. 

Contrainte supplémentaire : l’impossibilité de se déplacer en raison du confinement. L’écriture a pu se faire uniquement à distance, mais « Google maps nous a bien aidées », ajoute avec humour Virginie. 

J’ai hâte de découvrir Limoges, de voir ce que l’usine Haviland est devenue, de me retrouver chez cette ville que j’ai tellement aimé et imaginé.

Élodie Hesme

comme Élodie qui n’a jamais mis un pied chez cette ville qu’elle a commetant tant imaginé, la duel avec Limoges se fera à l’occasion de « Lire à Limoges ».

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