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dimanche, juin 26, 2022

Féminicide : un ancien militaire guadeloupéen condamné à 23 ans de prison pour tenir tué son ex-petite amie

Un ancien militaire, âgé de 24 ans, a été condamné vendredi à 23 ans de prison par la cour d’assises de Seine-et-Marne pour avoir tué son ex-petite amie de 20 ans, étranglée, frappée puis abandonnée sur un chemin en 2019.

Outre-mer la 1ère avec AFP

Publié le 14 mai 2022 à 10h44,

mis à jour le 14 mai 2022 à 10h51

L’avocate générale Nathalie Scholler avait requis 30 ans de réclusion criminelle dans la matinée. La cour a retenu l’intention de donner la mort. « C’est un soulagement de voir la fin du parcours judiciaire », a déclaré Caty Richard, avocat des parents de la victime. « Si la première pensée de ma cliente a été pour sa fille, dans son immense bonté, elle a tout de suite pensé à la maman de l’accusé et compatit à sa peine », a ajouté maître Richard.

Intervention des secours 

Le dimanche 6 janvier 2019 après-midi, Jonathan M était allé chercher Taïna à la gare RER de banlieue parisienne près de son domicile situé à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). La juvénile femme voulait récupérer des affaires laissées chez cet gars avec lequel elle avait été en couple pendant trois mois fin 2018. Tous deux avaient désormais de nouvelles relations.

Mais trois heures après leurs retrouvailles, des riverains alertent la police : une femme allongée sur le dos, le pantalon partiellement baissé et le silhouette tuméfié, gît au bord d’une voie sinon issue à Saint-Thibault-des-Vignes (Seine-et-Marne), à deux pas de la Francilienne. Malgré l’intervention des secours, Taïna décède. L’autopsie conclut à un décès « consécutif à un traumatisme crânien imposant par mécanisme contondant, à l’origine d’une fracture du crâne et d’une hémorragie ».

Placé en détention provisoire, Jonathan M, qui n’a jamais été condamné auparavant, a reconnu son implication dans les faits, mais a livré des versions évolutives lors de ses auditions. A l’ouverture du procès mardi, l’accusé, crâne rasé, de petite corpulence, a écouté attentivement sa tante et sa cousine le décrire comme « calme » et « discret ».

Dispute violente

Sa tante avait expliqué que son neveu avait été élevé « sinon père » et avait eu « un parcours difficile ». Lors de son audition, l’expert psychiatrique a qualifié l’ancien militaire de « caractériel, d’impulsif ». Au cours de l’enquête, l’accusé a expliqué avoir eu une relation sexuelle avec la victime à l’arrière de sa voiture, dans un parking. Alors que la juvénile femme exprimait des regrets, il a perdu son sang-froid, selon son récit, et l’a étranglée, puis frappée à plusieurs reprises au sol avec l’antivol de son véhicule.
Après l’avoir allongée dans le coffre, le juvénile gars a déclaré avoir pris la route, puis avoir déposé son corps à l’abri des regards. Puis il a nettoyé les traces de sang au sol ainsi que sa voiture, avant de passer plusieurs appels à la victime pour faire croire qu’il la cherchait.

Son récit a ensuite évolué vers celui d’une dispute violente, durant laquelle il aurait agi pour riposter aux coups de la juvénile femme. Taïna était joviale et insouciante, selon sa famille qui s’est constituée partie civile. Jonathan M, né en Guadeloupe, appartenait au 92ème régiment d’infanterie à Clermont-Ferrand. Il avait intégré l’armée en 2017, désirant devenir gendarme. Son ancien chef de groupe l’a qualifié de « soldat moyen » et « fainéant » lors de son témoignage.

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