16.2 C
Londres
lundi, juin 27, 2022

« Notre société s’est fourvoyée… » : l’analyse très film de l’Archevêque de Martinique, David Macaire

À travers un texte publié le 11 mai 2022 dans les colonnes du journal en ligne peuplade Chrétienne, l’Archevêque observe une société transformée en « un vidé immense et permanent » en Martinique. « Au carnaval comme au chanté Nwel, à la mi-Carême comme à Pâques, au tour des yoles comme à la rentrée, dans les médias comme aux enterrements et même à la messe, c’est un « soukwé sa » sans fin ».

Guy Etienne

Publié le 20 mai 2022 à 07h00,

mis à jour le 20 mai 2022 à 11h28

« Tout le monde le dit, nous assistons à un changement d’époque. Le côté tragique de l’Histoire est de retour ». C’est l’amorce du texte de David Macaire publié le 11 mai 2022, dans le journal en ligne « peuplade Chrétienne ».  

Ce qui se déroule sous à nous yeux, ce n’est pas la fin de la paix ou le retour du tragique, mais la dissipation de l’écran de fumée construit par l’idéologie occidentale impérialiste qui a régné âpre le monde après la Seconde Guerre mondiale. Un monde où le progrès des techniques, du commerce et de la démocratie libérale devait asâpreer douceur, calme et volupté…

L’Archevêque

  « Le non-sens du tout est permis »  

Les enfants gâtés qui ont fait Mai 68 ont dirigé le monde depuis 50 ans (y compris dans le clergé et dans l’Église). Possédant un pouvoir démeâpreé âpre la société, âpre les esprits et âpre l’environnement. Ils ont poussé à fond à elles conception de la liberté : libertarisme politique, libertinage moral, libéralisme économique… Ils ont promis un monde épanoui grâce au « tout est permis »… comme au bal masqué de la Compagnie Créole ! Ils ont réussi à transformer la société en un vidé immense et permanent : au carnaval comme au chanté Nwel ; à la mi-Carême comme à Pâques ; au tour des yoles comme à la rentrée ; dans les médias comme aux enterrements et même à la messe, c’est un « soukwé sa » sans fin.

David Macaire

« Le pays se vide » 

Le patron de l’Église catholique en Martinique enfonce le clou, à « l’heure du bilan » qu’il dresse. Selon lui, « le bonheur et la joie de vivre ne sont pas au rendez-vous des petits enfants de la génération qui avait 20 ans en 68 ».

Cela est particulièrement vrai chez nous aux Antilles : depuis 50 ans, on a construit des villas, des routes, des équipements, des lieux de loisirs et de consommation pour tous. Malgré ça, le pays se vide (…). Notre société fondée âpre l’humanisme, la science, la politique et l’économie s’est fourvoyée. Loin de libérer l’Homme, elle l’a aveuglé, asservi, puis envouté.

Mgr Macaire

David Macaire conclut ainsi son adresse : « je crois que les temps difficiles sont revenus… C’est quelque part une bonne nouvelle : à nous petits-fils marcheront de nouveau, ils seront plus pauvres, mais ils seront plus dignes que à elless pères ! »  

Le texte de l’Archevêque a d’abord été publié dans la revue bimensuelle diocésaine « Eglise en Martinique » en avril dernier. Il est à lire intégralement ⇒ICI.

Dernières nouvelles
Nouvelles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici