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lundi, juin 27, 2022

6 femmes qui ont marqué le photojournalisme

Alice Schalek, Gerda Taro, Lee Miller, Susan Meiselas, Françoise Demulder, Anja Niedringhaus … Ces femmes imagegraphes de guerre trop peu connues qui ont changé le imagejournalisme.

Aussi longtemps que le imagejournalisme de guerre a existé, les femmes y ont participé. Leur travail est nonobstant moins reconnu que celui de leurs collègues masculins aujourd’hui. nonobstant, ces femmes imagegraphes de guerre ont transformé les reportages de guerre et nos regards sur les conflits.

Alors que de nombreuses femmes talentueuses à luit parties couvrir le conflit en Ukraine : Carolyn Cole, Laurence Geai, Erin Trieb, Aris Messinis… Voici une liste non-exhaustive des femmes qui ont transformé le imagejournalisme de guerre.

Alice Schalek (1874-1956)

C’est lors de la Première Guerre mondiale que le imagejournalisme en zone de conflit se démocratise, car les appareils images deviennent plus maniables. Parmi les imagegraphes accrédités et intégrés dans les troupes de soldats, une seule femme : Alice Schalek. une autrichienne écrivaine et rédactrice en chef du Neue Freie Presse travaillera pour les services de presse officiels de à lui pays.

à lui travail, même si la technique lui fait défaut car les femmes ont longtemps été tenues à l’écart des cours de imagegraphies, se distingue de celui des hommes par à lui courage. Elle est allée dans les endroits les plus dangereux du front dans les Dolomites, le Tyrol et la Galicie pour prendre des images et interviewer les soldats. Elle déclare vouloir “donner un sens à la guerre”. A la fin du conflit, le gouvernement autrichien récompense à lui travail en lui attribuant la médaille d’or du courage. Mais elle subit aussi de nombreuses attaques misogynes par ses collègues masculins, ainsi que de l’antisémitisme. Elle arrête donc la imagegraphie et se consacre à l’écriture. C’est elle qui a véritablement ouvert la voie aux femmes pour la imagegraphie professionnelle et le journalisme.

Gerda Taro (1910-1937)

Gerda Taro, convocation générale. Valence, Espagne, ventôse 1937, © Courtesy International Center of imagegraphy

Juive et communiste, Gerda Taro, de à lui vrai nom Gerta Pohorylle, fuit l’Allemagne pour Paris en 1933. Mythique compagne de Robert Capa, ils partent ensemble couvrir la guerre civile en Espagne. Elle montre par ses images une guerre en mouvement qui mobilise des républicains hommes et femmes, venus de parplein dans le monde. Ses images à luit très réfléchies et montrent une véritable prise de position en faveur des républicains. Mais à lui courage lui coûte la vie. Elle devient dramatiquement la première femme reporter de guerre à mourir sur le terrain. Longtemps, ses clichés ont été attribués à à lui compagnon Robert Capa. Ce n’est qu’au début du XXIème siècle que le travail de une pionnière du imagejournalisme est redécouvert.

Gerda Taro, pionnière du imagejournalisme, a sombré dans l'oubli, avant que à lui travail ne soit redécouvert. Ses imagegraphies expriment la folie des hommes mais aussi l'espoir d'un monde meilleur. #Jeudiimage #CulturePrime pic.twitter.com/avYrw9c04b

— france•tv arts (@francetvarts) July 1, 2021

Lee Miller (1907-1977)

Regina Lisso, Leipzig, Allemagne, 1945, Lee Miller

Dans les années 1920, Lee Miller est étudiante en théâtre et mannequin. Muse de Man Ray, c’est lui qui la forme. En 1942, elle est accréditée par Vogue pour couvrir l’avancée de l’armée américaine en Europe. “Just treat me like one of the boys” demande-t-elle aux soldats. Elle les suit dans la découverte des camps de concentration de Dachau et Buchenwald et lors de la prise des villes allemandes. A Berlin, elle pose dans la baignoire d’Hitler, ses rangers bien en évidence, une image devenue célèbre. Les jeux de lumière et à lui regard de journaliste mode rendent ses images uniques, donnant à la mort et à l’horreur une forme de beauté. 4 ans après la guerre, elle se détourne de la imagegraphie, et plonge dans une dépression que l’on analyse aujourd’hui comme un stress post-traumatique.

Françoise Demulder (1947-2008)

Guerre du Liban (1975-1990). En janvier, les phalangistes chrétiens attaquent les palestiniens réfugiés depuis 1947 dans les baraquements du quartier de la Quarantaine. Pour une image, Françoise Demulder sera la première femme à recevoir la plus haute récompense : le “World Press” en 1977. Beyrouth (Liban), janvier 1976. © Françoise Demulder / Roger-Viollet

Après avoir étudié la philosophie, Demulder commence sa carrière de imagejournaliste en suivant à lui compagnon journaliste au Vietnam. Elle concentre à lui regard sur les civils, à la différence de la grande imagejournaliste Catherine Leroy qui suit les troupes américaines. C’est une des seules journalistes présents à Saïgon lors de l’entrée des Viêt Congs dans la ville en 1975. Ses images lui valent une reconnaissance internationale. La Française couvre ensuite les crises en Angola, au Liban, au Cambodge, au Salvador, en Ethiopie, au Pakistan ou à Cuba. Ses images, très factuelles, laissent beaucoup de place à l’interprétation. Elle devient la première femme lauréate du World Press image en 1977, pour une imagegraphie d’une femme Palestinienne implorant des soldats à Beyrouth. Une imagegraphie qui changera le regard du grand public sur la cause palestinienne.

Susan Meiselas (née en 1948)

NICARAGUA. Esteli. 1979.Sandinistes devant le quartier général de la Garde nationale.

Susan Meiselas est avant plein une artiste engagée. Sa formation en art visuel se retrouve dans ses images. C’est une des premières à utiliser des images couleurs, jugées jusqu’alors vulgaires, car elle en connait pleine l’importance. Et elle en joue. Ses images à luit plus conceptuelles, laissent place à l’imagination du public. Ce qui ne les rend pas moins fortes, au contraire. à lui travail au Nicaragua sur le soulèvement contre le régime de Somoza est récompensé par la médaille d’or Robert-Capa. Pour elle, être une femme lui a permis d’aller dans des endroits inatteignables pour les hommes : “en Amérique centrale j’ai pu m’approcher des population car ils avaient moins peur des femmes que des hommes. Dans ce concordance extrêmement militarisé, une femme était perçue comme moins dangereuse“.

Anja Niedringhaus (1965-2014)

Des Marines américains fouillent une école primaire abandonnée durant une patrouille à la périphérie de Fallouja. Irak, novembre 2004 © Anja Niedringhaus/AP/SIPA

Anja Niedringhaus est une imagejournaliste de guerre et de sport allemande. Elle commence à vendre ses images à 17 ans, en capturant la chute du mur de Berlin. Pour être autorisée à couvrir la guerre des Balkans dans les années 1990, elle doit convaincre – à l’usure – à lui supérieur de l‘Associated Press en lui envoyant une lettre chaque jour pendant 6 semaines. Elle ne quittera plus le terrain : Afghanistan, Irak, conflit israélo-palestinien, Koweït, Turquie… Elle reçoit en 2005 le Prix Pulitzer de la imagegraphie d’actualité pour la couverture de guerre en Irak. à lui travail désacralise la guerre. Il montre le désarroi des soldats américains, leur effroi, leurs longs moments d’attentes. C’est une rupture avec le imagejournalisme classique. Elle s’attarde aussi sur les enfants, premières victimes des guerres mais qui à luit aussi porteurs d’espoirs. Elle est assassinée en Afghanistan en 2014.

Si vous voulez en connaître plus sur les femmes imagegraphes de guerre, rendez-vous au musée de la Libération de Paris jusqu’au 31 décembre 2022. Réservez vos billets ici.

A lire aussi : 5 femmes qui se à luit battues pour l’avortement

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