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lundi, juin 27, 2022

Jasmina Kulaglich, pianiste concertiste et professeure inspirée

Portrait publié dans le Bezons Infos de mars 2021 (page 17)

Insondable, son regard bleu magnétique ouvre sur un riche for intérieur. Jasmina Kulaglich, pianiste professionnelle, y puise la subtilité de ses interprétations. De New York à Paris, de Londres à Lausanne, le public, ses pairs, les critiques spécialistes de la musique classique reconnaissent sa virtuosité et sa sensibilité.

Née à Belgrade, Jasmina Kulaglich n’oubliera jamais les Balkans. Elle se réjouit de l’identité musicale slave du Trio Bohême qu’elle a fondé, entre Paris et Moscou. Mais attention : « Notre groupe part d’une amitié musicale. Il n’est qu’une des facettes de mon expression », souligne-t-elle. Pour cette pianiste formée aux écoles tchèque, russe, française et sud-américaine, la recherche de la plus grande ou-verture culturelle possible est une évidence. Avec son disque « Les Saisons », elle a jeté un pont inédit entre l’Argentine brûlante de tango de Piazzola et la Russie romantique de Tchaïkovski.

Un instrument découvert à 6 ans

Comme elle, Svetislav Bozic, le compositeur des onze pièces pour piano solo de « Byzantine Mosaic » est serbe. Ce disque « d’une rare beauté », selon Victoria Okada, la journaliste de ResMusica, signe-t-il un retour à ses terres d’origines ? Jasmina n’est pas artiste à se laisser enfermer dans une réductrice identité. « Même si aujourd’hui, je suis autant Française que Serbe et Slave, je me sens plutôt artiste de la planète Terre ». Universel : le concept philosophique touche cette concertiste et enseignante. « Les grands compositeurs sont ouverts à l’universel. L’Ode à la joie de Beethoven est destinée à toute l’humanité. » Du piano, découvert à l’âge de six ans, elle aime le côté orchestral, l’immense répertoire, les timbres. Sans compter le défi de « déjouer le côté percussion. Le piano peut sonner comme un instrument à cordes et avoir l’amplitude d’un orchestre. »

La recherche d’une maison où pratiquer son instrument en toute liberté l’a amenée vers Bezons en 1993. Le concert donné avec le Trio Bohème au TPE lui a laissé un impérissable souvenir. « C’est une grande joie d’être invitée à jouer dans sa ville. J’ai eu un très bel accompagnement de la régie du théâtre et des retours enthousiasmants. »

Jasmina Kulaglich aime beau-coup Londres. Que trouve-t-elle à Bezons ? « Je m’y suis sen-tie tout de suite bien. J’aime la simplicité des relations de voisinage, bienveillantes et tou-jours du côté du cœur. Bezons est une ville d’ouverture et de progrès. Ce qui compte avant tout, c’est le côté humain ». Elle aimerait contribuer au rayonnement artistique de sa ville avec « un festival de musique classique à imaginer ensemble. Je voudrais offrir mon expérience, mon vécu, mon enthousiasme. »

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