13.9 C
Londres
mardi, juin 28, 2022

Un marché artisanal aux couleurs « péyi », l’idée géniale d’un restaurateur u

Frédéric Bulver ne s’est pas laissé plomber par la crise. Ce restaurateur a fait preuve d’agilité en proposant un village créole sur le parking de son établissement. Une exposition bienvenue pour les artisans ultramarins de Paris et les producteurs antillais impliqués dans l’initiative.

Epicerie, bijoux, sorbets, pâtisseries, vêtements, liqueurs, livres, les produits de ce marché artisanal viennent de la Guadeloupe et de la Martinique ou ont été transformés en région parisienne. Cela fait près d’un an – hors confinement – que des artisans d’origine Guadeloupéenne et Martiniquaise présentent leurs produits sur le parking du restaurant Créole Avenue. 

C’est important pour moi de révéler toute la gastronomie de mon île à travers la diversité des produits qui s’y trouvent.

Yannice Littre – artisan

 

Quand les clients métropolitains goûtent ma glace à la cacahuète, ils reviennent pour en reprendre. C’est un produit qu’ils ne connaissent pas. Ils ne pensent pas que la glace à la cacahuète est aussi bonne.

Mirande

 

Le village s’est déjà fait un nom. Chaque week-end, il attire entre 300 et 400 visiteurs, ultramarins et hexagonaux confondus. Tous viennent y acheter des produits frais de saison en provenance de Martinique et de Guadeloupe.

On retrouve un peu l’esprit des marchés des Antilles, comme on peut en voir au pays. Ça fait du bien. Surtout par les temps qui courent, ça met un peu de baume au cœur.

Visiteur

 

Relancer l’activité du restaurant

La vente de ces produits frais offre une belle visibilité aux artisans, mais elle permet aussi à Frédéric Bulver de transformer son activité, très impactée par la crise sanitaire. En effet, depuis mars 2020, il a perdu 70% de sa fréquentation et le pass sanitaire est venu plomber un peu plus les perspectives de reprise. La vente à emporter permet de compenser la perte, avec de ce côté, un rebond de 50% par rapport à 2019. 

Les gens viennent, ils amènent de la vie. Les artisans sont heureux d’avoir un lieu pour exposer et se montrer, et nous nous avons une clientèle à qui vendre des repas à emporter. En créole on dit « On lanmen ka lavé lot ».

Frédéric Bulver

 

L’entrepreneur entend bien pérenniser le village créole au regard de son succès et des retombées positives pour son entreprise et ses dix salariés. De plus, des liens forts se sont tissés entre lui et la dizaine d’agriculteurs Antillais que lui fournissent chaque semaine des produits frais. 

Pour (re)voir le reportage de Jean-Michelle Mazerolle et J-Y Pautrat

 

Dernières nouvelles
Nouvelles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici