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mardi, juin 28, 2022

« On sait qu’il n’y a pas de victimes françaises », assure Clément Beaune

INTERVIEW

Un double attentat suicide revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a fait au moins 72 morts et plus de 150 blessées à l’aéroport de Kaboul, en Afghanistan, jeudi. « On sait qu’il n’y a pas de victimes françaises, heureusement », a assuré vendredi matin le secrétaire d’Etat Clément Beaune, au micro de Dimitri Pavlenko sur Europe 1. « Il y a, vous le savez, 13 soldats américains qui sont morts et sans doute beaucoup plus d’Afghans qui ont perdu la vie dans cet attentat, dans une situation tragique où des gens essayaient de fuir, de regagner l’aéroport pour être évacués », a-t-il poursuivi.

 

Les militaires américains sont convaincus que cette attaque d’hier n’est que la première d’une série jusqu’au 31, jusqu’à ce qu’ils partent définitivement. De quoi perturber les opérations d’évacuations organisées par la France, qui devait s’achever dès ce vendredi ? « On doit être prudent. Les opérations vont finir prochainement. Elles ont été évidemment interrompues, perturbé par cette attaque terroriste terrible. Mais on reste sur des opérations qui vont s’achever rapidement. La date du 31 août est maintenue. Ça peut aller peut-être au delà de ce vendredi soir. Enfin, nous devons rester prudents sur ce sujet », répond le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes.

« Nous irons au-delà de cette opération d’urgence »

La France a, pour l’heure, déjà évacué près de 3.000 personnes : des Français qui travaillaient sur place, mais aussi des alliés de la France, Afghans ou non. Au total, environ 100.000 personnes ont été évacuées, notamment par les Américains. Mais tout ceux qui en ont besoin ne pourront pas quitter le pays avant le 31 août, date imposée par les talibans et acceptée par les Etats-Unis, qui protègent l’aéroport.

« Nous irons au-delà de cette opération d’urgence », promet toutefois Clément Beaune. « C’est ce que nous devons construire au niveau international : des solutions à apporter pour que des gens qui sont menacés, même quand ils n’ont pas forcément travaillé pour nous, mais qui sont directement menacés par le régime taliban. Des femmes, des militaires, de la liberté, des artistes, des journalistes : qu’on puisse essayer de trouver des solutions au-delà de cette opération d’urgence », développe-t-il sans donner plus de précisions.

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