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samedi, juin 25, 2022

une édition du festival dédiée au photoreporter Danish Siddiqui tué en Afghanistan

Le festival Visa pour l’image de Perpignan débute ce samedi 28 août. Une édition endeuillée pour la mort du photographe indien Danish Siddiqui abattu en juillet dernier alors qu’il couvrait un conflit en Afghanistan. Ses oeuvres seront exposées comme ce cliché de Une illustrant l’affiche 2021.

“Danish se réjouissait de venir à Perpignan, de découvrir son exposition, c’est une de nos trois affiches du festival”, raconte la gorge serré Jean-François Leroy, le directeur de Visa Pour l’Image. “Il était tellement heureux, tellement fier de tout ça…” Mais Danish Siddiqui ne verra pas son travail présenté à Perpignan. Le photoreporter indien a été tué d’une balle le 16 juillet dernier.

En 33 festivals, c’est la première fois qu’un photographe ne sera pas là pour l’exposition de ses oeuvres décidée avec lui parce qu’il a été tué dans l’exercice de son métier.

Jean-François Leroy.

Il couvrait alors la progression des talibans dans la province du Kandahâr en Afghanistan.

Un homme réconforte un proche dont le père est mort du coronavirus. New Delhi, Inde, 16 avril 2021.

© Danish Siddiqui/ Reuters

Son exposition sur le covid à New-Delhi sera présentée dès ce samedi à l’atelier d’urbanisme.

25 expositions et 6 soirées de projection

Aux côtés du travail de Danish Siddiqui, les visiteurs pourront découvrir 25 expositions dans des registres variés : de la rétrospective animalière aux témoignages des crises et conflits à travers le monde. “On a plus parlé de l’arrivée de Messi au PSG que du rapport du GIEC, on parle de l’Afghanistan mais on oublie le tremblement de terre en Haiti”, s’agace le directeur du festival. “L’actualité a été très riche, très variée et on essaie de montrer cette variété à travers nos soirées de projections et nos expositions”.

Haïti, la Syrie, le Yémen mais aussi la Birmanie ou l’Ethiopie et leurs problématiques sont au programme de cette 33e édition. 

6 soirées de projection auront également lieu au Campo Santo, notamment une rétrospective sur le conflit syrien et une autre sur la situation en Afghanistan, du 11 septembre 2001 au retrait des troupes américaines. “ L’avantage de ces soirées, c’est qu’on est capable de s’adapter jusqu’à 18 h chaque jour pour ajouter des images”, précise Jean-François Leroy. “Sur l’Afghanistan par exemple, on a bouclé notre sujet et tous les jours on rajoute des images. Ca va nous permettre de vous présenter une rétrospective complète jusqu’au jour de la projection”.

Une femme tente d’aller mettre au sec quelques affaires récupérées dans sa maison inondée. Sariakandi, district de Bogra, Bangladesh, 30 juillet 2007. Exposition au Couvent des Minimes

© ABIR ABDULLAH

Tchétchénie, février 2000. Une femme chassée de chez elle par les Russes qui dynamitent tous les immeubles de peur que les combattants tchétchènes reviennent. Rétrospective Eric Bouvet au Couvent des Minimes

© Éric Bouvet

Parade de tanchos (grues du Japon). Hokkaido, Japon. Rétrospective Vincent Munier au Convent des Minimes

© Vincent Munier

Des enfants dans leur ancienne salle de classe détruite par une frappe aérienne en juin 2015. École Aal Okab, Saada, Yémen, avril 2017. Giles Clarke au Couvent des Minimes

© Giles Clarke pour l’ONU / OCHA

Au large de l’Alaska, les baleines à bosse se nourrissent de harengs. Ensemble, sous l’eau, elles soufflent pour créer un rideau de bulles qui encercle les poissons, avant de remonter la gueule ouverte au centre du filet à bulles. Exposition Les secrets des baleines au Convent des Minimes

© Brian Skerry / National Geographic

Également au programme, l’hommage aux 40 ans de carrière du photoreporter Eric Bouvet, lauréat du World Press en 90, et la projection en avant première du film du photographe animalier Vincent Munier, panthère des neiges.

Une 33e édition entravée par la crise sanitaire

De nombreux photographes étrangers ne pourront participer à cette 33e édition de Visa Pour l’Image. Américains et Anglais notamment ont dû renoncer à leur participation “soient parce qu’ils ne sont pas vaccinés, soit parce qu’ils ont des conditions de retour absolument infernales dans leur pays” précise Jean-François Leroy.

Vous êtes invité à la 33e édition du festival international de photojournalisme Visa pour l’Image !

Inscription gratuite pour accès en mode virtuel. Inscrivez-vous sur le site https://t.co/TKuQIVonzL en créant votre compte (login + mot de passe).#visapourlimage2021

— Visapourlimage (@Visapourlimage) August 23, 2021

Du côté des visiteurs, le pass sanitaire est obligatoire pour accéder aux expositions et projections. Mais une version numérique du festival sera proposée dès le début de la semaine prochaine. Toutes les expositions seront accessibles en ligne ainsi qu’une dizaine de modules.

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