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mercredi, juin 29, 2022

Noël Pasquier, témoin du 11-Septembre, se souvient des attentats

Marion Gauthier édité par Solène Delinger
21h04, le 11 septembre 2021, modifié à
21h08, le 11 septembre 2021

Noël Pasquier, artiste peintre français, était à New York le 11 septembre 2001. Traumatisé à vie par les attentats, l’octogénaire s’est souvenu de cette journée de l’horreur au micro de Marion Gauthier pour Europe 1. Témoignage. TÉMOIGNAGE

Il fait partie de ceux qui ont vécu l’inimaginable. Noël Pasquier, artiste peintre français aujourd’hui octogénaire, était à New York le 11 septembre 2001. Sa vie a basculé en même temps que celles de milliers d’autres personnes témoins de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center. Il se souvient de cette journée effroyable au micro de Marion Gauthier pour Europe 1. 

« Un cauchemar total »

Vingt ans après le 11-Septembre, le cauchemar vit encore dans les yeux de Noël Pasquier. L’octogénaire se baladait dans les rues de New York quand les tours jumelles du World Trade Center se sont effondrées. Une vision apocalyptique que l’artiste peintre ne pourra jamais oublier. « Je vois un ciel bleu, totalement clair. Puis, la promenade agréable s’est transformé en cauchemar total », confie-t-il, la gorge serrée par l’émotion.  » Je ressens un tremblement de terre », poursuit-il.  » Et là, j’ai vu l’avion, l’écroulement. Je voyais déjà arriver le nuage. Chaque fois que j’y pense, j’ai cette image qui me revient. Et puis des morts vivants, des zombies qui courent, complètement hagards, trébuchants. » Noël Pasquier se souvient également comme si c’était hier de « l’odeur de brûlé », du « dégoût » et de l' »horreur » qui surplombaient la ville. « Moi, la fin des temps, je l’ai vue pendant des heures, le 11 septembre », souffle-t-il, la voix tremblante.

La peinture comme seule réponse face à la barbarie 

Traumatisé par les attaques, Noël Pasquier n’a plus le goût de rien, ni même de peindre. Pendant des moins, il ne lève plus son pinceau. Jusqu’au jour où le déclic se produit, l’art apparaissant comme une thérapie. Il finit par peindre alors les ombres grises du World Trade Center, dans l’azur ou dans la cendre, percées de rouge ou éclatées. Des dizaines de tour jumelles l’entourent aujourd’hui dans son atelier.

« Je n’arrête pas de les peindre puisqu’elles n’arrêtent pas de tomber ! c’est tout le temps dans la tête… Moi mon arme c’est mes couleurs », explique-t-il. « Donc, je n’ai pas cessé de témoigner. Je pensais vraiment que c’était notre seule façon de répondre à la barbarie. » Un travail de mémoire « indispensable » et même « vital », insiste l’artiste. Il continue de faire s’élever les tours sur ses toiles. Certaines sont exposées jusqu’au 12 septembre au Grand Palais éphémère, en commémoration de la catastrophe.

 

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