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jeudi, octobre 28, 2021

la 36e édition du Festival du Film Francophone de Namur retrouve son public

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Après le Festival 2 Cinéma à Valenciennes, avant le Arras Film Festival, direction la Belgique pour le Festival International du Film Francophone. Chronique d’une festivalière, à Namur.

La Meuse est sereine et Namur presque nonchalante

Après le week-end de lancement, le FIFF a trouvé sa vitesse de croisière. Le film francophone trouve ici un écrin réconfortant. Deci delà, Place de la Bourse, si on tend bien l’oreille, déjà des accents belges et canadiens se répondent.

D’un jury à l’autre, réalisateurs français, sénégalais, comédienne suisse, productrice du Québec, dans la cité wallonne ce sont ici autant de cinémas qui s’entrechoquent, se regardent, se découvrent, un des rares festivals où les “petits” films venus parfois du bout du monde piquent autant, voire plus que les autres, la curiosité des spectateurs.

Deux voix résonnent joyeusement

Celles de Berengère et d’André, les chasseurs de dédicaces nordistes ouvrent l’œil, carnet dans une main,  programme dans une autre, les voici  à l’affût des minois célèbres ou un peu moins. “On fait l’aller-retour sur la journée, on se sent bien à Namur même si on a loupé Yolande Moreau, elle est repartie hier soir. La Rochelle c’était super, Deauville complètement mort ! Personne dans les rues cette année, et les stars elles filaient immédiatement dans leurs voitures”.

A deux pas, voici Thomas Lilti qui déambule, le président du Jury Longs Métrages file déjà à la prochaine projection, en pleine discussion avec la comédienne Anne Marivin.

Pour l’ouverture, Leïla Bekhti et Damien Bonnard avaient ouvert le bal en présentant “Les intranquilles”, Guillaume Canet est l’approche pour “Lui” et cet après-midi dans la grande salle du Delta une jeune réalisatrice dépose un peu de son cœur avec le touchant “Entre les vagues”, un Prix du Jury pourrait l’aider à trouver un distributeur.

La musique envahit le grand chapiteau où se retrouvent tous les festivaliers

Le cœur se serre en repensant qu’à la nuit tombée, il y a exactement six ans, à la même place, dans ce même festival, le public de Namur venant découvrir le dernier film de Chantal Akerman apprenait que la réalisatrice belge s’était donné la mort à Paris à l’âge de 65 ans.

Dès le générique de fin, dans la salle, des caméras se précipitent vers la ministre de la Culture, nous sommes tous sidérés par cette disparition et la synchronicité de ce dernier rendez-vous. L’imaginaire chez Gallimard réédite début octobre avec deux préfaces inédites “Ma mère rit”, l’autoportrait de la cinéaste, sans mari, sans enfant, elle se qualifiait de “vieil enfant qui n’a pas pu se faire une vie”.

Chantel Akerman cherchait secours dans l’écriture et le cinéma, elle expliquait faire des films “pour sortir de chez moi, pour sortir de moi”.

Le Festival du Film Francophone de Namur, c’est jusqu’au 8 octobre 2021.

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