12.4 C
Londres
jeudi, octobre 28, 2021

six morts dans une manifestation contre l’enquête sur l’explosion au port de Beyrouth

- Advertisement -spot_imgspot_img
- Advertisement -spot_imgspot_img

Une manifestation organisée par le Hezbollah et ses alliés contre le juge chargé de l’enquête sur l’explosion au port de Beyrouth a dégénéré jeudi, faisant six morts et 30 blessés transformant des quartiers de la capitale libanaise en zone de guerre. Des tirs nourris et des explosions résonnaient non loin du Palais de justice, devant lequel s’étaient massés des centaines de manifestants vêtus de noir, alors que des correspondants de l’AFP ont vu des hommes portant des armes légères ou moyennes.

“La France marque sa vive préoccupation au regard des récentes entraves au bon déroulement de l’enquête relative à l’explosion survenue dans le port de Beyrouth le 4 août 2020, et des violences survenues dans ce contexte. Elle appelle chacun à l’apaisement”, a rapidement déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Les habitants réfugiés, les chars déployés

Des ambulances, sirènes hurlantes, affluaient pour évacuer les victimes dans les rues désertées, les habitants s’étant réfugiés dans leurs appartements et revivant des scènes de guerre qu’ils pensaient oubliées. Sur les réseaux sociaux, des images montraient des écoliers d’un établissement du secteur se cachant sous leurs bureaux ou rassemblés par terre devant les salles de classe.

Les chars de l’armée se sont déployés dans le quartier, en bouclant les accès, et la troupe a prévenu qu’elle tirerait à bout portant sur toute personne qui ouvrirait le feu. Le Hezbollah et le mouvement Amal avaient appelé à la manifestation pour exiger le remplacement du juge Tareq Bitar, qui est déterminé à interroger de hauts responsables dont deux ex-ministres d’Amal.

Dans un communiqué commun, les deux mouvements chiites ont accusé des “francs-tireurs postés sur les toits des immeubles” du secteur d’avoir tiré sur les manifestants. La séquence des événements qui a mené à l’embrasement reste cependant confuse. Le ministre de l’Intérieur Bassam Mawlawi a fait état de six morts. Parmi les victimes figurent un homme tué par une balle à la tête, un deuxième atteint à la poitrine et une femme de 24 ans a été tuée par une balle perdue alors qu’elle se trouvait chez elle, selon des sources médicales.

Un appel à “préserver la paix civile”

Selon la Croix-Rouge libanaise, 30 personnes ont été blessées. Le ministre a lancé un appel à “préserver la paix civile”, soulignant que “des francs-tireurs” étaient à l’origine des tirs puisque des victimes ont été atteintes à la tête selon lui. Le Premier ministre Nagib Mikati a appelé au retour au calme et mis en garde contre les tentatives d’entraîner le Liban dans un cycle de violence.

La manifestation s’est déroulée à l’endroit même où se regroupent régulièrement les proches des victimes de l’explosion pour demander que l’enquête aboutisse. Les manifestants ont brûlé des portraits du juge Bitar mais également de l’ambassadrice américaine au Liban Dorothy Shea, dans une allusion à la collusion selon eux entre le magistrats et les Occidentaux.

j

eudi, faisant six morts et 30 blessés transformant des quartiers de la capitale libanaise en zone de guerre.

Des tirs nourris et des explosions résonnaient non loin du Palais de justice, devant lequel s’étaient massés des centaines de manifestants vêtus de noir, alors que des correspondants de l’AFP ont vu des hommes portant des armes légères ou moyennes.

Des ambulances, sirènes hurlantes, affluaient pour évacuer les victimes dans les rues désertées, les habitants s’étant réfugiés dans leurs appartements et revivant des scènes de guerre qu’ils pensaient oubliées.

Sur les réseaux sociaux, des images montraient des écoliers d’un établissement du secteur se cachant sous leurs bureaux ou rassemblés par terre devant les salles de classe.

“Je me suis cachée avec mon cousin et ma tante dans un espace de deux mètres carrés entre les chambres, parce que nous avons peur des balles perdues”, a déclaré à l’AFP Bissan al Fakih, une habitante du secteur. “Nous ne savons pas s’il y a un moyen de sortir” du quartier.

Les chars de l’armée se sont déployés dans le quartier, en bouclant les accès, et la troupe a prévenu qu’elle tirerait à bout portant sur toute personne qui ouvrirait le feu.

Le Hezbollah et le mouvement Amal avaient appelé à la manifestation pour exiger le remplacement du juge Tareq Bitar, qui est déterminé à interroger de hauts responsables dont deux ex-ministres d’Amal.

Dans un communiqué commun, les deux mouvements chiites ont accusé des “francs-tireurs postés sur les toits des immeubles” du secteur d’avoir tiré sur les manifestants. La séquence des événements qui a mené à l’embrasement reste cependant confuse.

Le ministre de l’Intérieur Bassam Mawlawi a fait état de six morts. Parmi les victimes figurent un homme tué par une balle à la tête, un deuxième atteint à la poitrine et une femme de 24 ans a été tuée par une balle perdue alors qu’elle se trouvait chez elle, selon des sources médicales.

Selon la Croix-Rouge libanaise, 30 personnes ont été blessées.

Le ministre a lancé un appel à “préserver la paix civile”, soulignant que “des francs-tireurs” étaient à l’origine des tirs puisque des victimes ont été atteintes à la tête selon lui.

Le Premier ministre Nagib Mikati a appelé au retour au calme et mis en garde contre les tentatives d’entraîner le Liban dans un cycle de violence.

- Advertisement -spot_imgspot_img
Latest news
- Advertisement -spot_img
Related news
- Advertisement -spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici